Daikyoju Gappa
Oulala quel titre ! Nous appelerons donc ce film sous son titre américain, Monster From a Prehistoric Planet,
ce qui nous donne plus d'informations sur le contenu de ce kaiju. Donc,
c'est un film de monstre japonais réalisé en 1967 par Horuyasu Noguchi.
Le film raconte comment une expédition trouve sur une île un bébé
Gappa, un drôle de monstre (sorte de croisement entre un lézard et un
oiseau), et le ramène à Tokyo pour le mettre dans un zoo. Forcément,
les parents du bébé ne sont pas très content et décident de saccager la
capitale nipponne. Bien que tourné la même année que La Planète des Singes
(ou presque), on peut aisément affirmer que cette sympathique série B
japonaise n'a pas eu un budget aussi confortable. Ainsi, les monstres
font vraiment « cheap » et ne semblent pas très vivants. Mais
peu importe, même si les effets visuels font souvent sourire, ce n'est
jamais moqueur. Les superbes maquettes en cartons explosent (la
principale qualité du métrage), les acteurs semble parfois danser dans
leur costume et c'est un peu pour ça aussi qu'on aime ces films !
Néanmoins, le principal problème c'est qu'il souffre de la concurrence
d'un autre grand monstre, Godzilla, et que même si cette série n'a pas
toujours été bien lotie (des épisodes sont quand même faibles, comme Godzilla Contre Ebirah)
Godzilla est quand même un monstre beaucoup plus charismatique que
Gappa. Mais c'est pas grave, ce film reste quand même un must pour les
fans de ces grands monstres nippons.
Ps : le titre français semble être Gappa, le Descendant de Godzilla mais je ne peux pas le confirmer.
Infernal Affairs
Un flic est infiltré chez les bandits et un bandit est infiltré chez
les flics, les masques doivent tomber c'est sûr... Énième film policier
produit à Hongkong, Infernal Affairs
a bien du mal à tirer son épingle du jeu. Ce n'est pas que le film soit
mauvais, au contraire, il est même plutôt plaisant mais voilà, on a
juste l'impression d'avoir déjà vu tout ça ailleurs. Le scénario a beau
être assez bien ficelé, le grand nombre de personnages gâche un peu
l'ensemble. Ainsi, on en vient par exemple à s'interroger sur l'utilité
des personnages de la psychologue et de la fiancée. Heureusement, les
deux acteurs principaux sont irréprochables. Tony Leung (dans un rôle
identique à celui qu'il tenait dans A Toute Epreuve
polar hongkongais survolté de John Woo) et Andy Lau tiennent fermement
la barre du navire et jouent avec beaucoup de justesse les personnages
maudits qu'ils incarnent. Derrière la caméra, Andrew Lau (auteur des
poussifs The Storm Riders et A Man Called Hero)
est assisté par Alan Mak. Le cocktail fonctionne bien puisque
l'ensemble est emballé avec classe (photographie très tendance) et sans
fioriture (mise en scène sobre et efficace). Le gros problème de Infernal Affairs c'est l'inévitable comparaison avec A Toute Epreuve.
Si au premier abord, on peut penser que le film de Lau et Mak est bien
plus psychologique que le film de Woo, c'est en réalité tout à fait
faux. En une scène (fusillade dans l'hôpital pendant laquelle Tony
Leung tue un flic par inadvertance), Woo réussissait à définir les
liens entre les deux personnages principaux (et leur apporter beaucoup
d'humanité). Une scène d'une telle intensité n'existe pas dans Infernal Affairs,
et le duel final entre les deux taupes est d'un déjà vu pitoyable et
mainte fois parodié (y compris par John Woo dans sa série Les Repentis,
dans laquelle les héros se braquaient avec des bouquets de fleurs) .
Heureusement la fin ratrappe un peu l'inévitable déception ressentie à
la vision de ce film. Malgré ses qualités, c'est l'impression de déjà
vu qui l'emporte. Infernal Affairs reste donc un film policier divertissant à défaut d'être réellement intéressant.
La Mort dans la Peau
Deuxième volet de la trilogie de Robert Ludlum, La Mort dans la Peau se présente comme un bon film d'espionnage de la même trempe que son prédécesseur, La Mémoire dans la Peau
réalisé en 2002 par Doug Liman. Matt Damon rendosse le costume de Jason
Bourne, ancien membre d'une unité d'intervention d'élite. Sauf que
cette fois, reclus à l'autre bout du monde, un tueur tente de lui faire
la peau. Furieux, il réclame sa vengeance et entreprend un voyage en
Europe pour retrouver ses anciens employeurs. Après Bloody Sunday,
Paul Greengrass revient à la mise en scène et filme les nouvelles
aventures de Jason Bourne comme un reportage de guerre. Majoritairement
tourné caméra à l'épaule, le réalisateur se sort admirablement bien des
scènes d'action (l'intense poursuite en voiture à Moscou le prouve)
même si les combats rapprochés sont trop brouillons. Le récit enrichit
considérablement le personnage principal puisqu'on découvre enfin le
passé trouble de ce dernier. De plus, même si le scénario réserve peu
de surprises (ce qui constitue la faiblesse du film), il est
suffisamment bien orchestré pour qu'on soit captivé par l'histoire. La Mort dans la Peau
est donc un film de bonne facture, supérieur au premier épisode, qui
permet à Paul Greengrass de confirmer son talent de metteur en scène.
Une bonne surprise.
Décès de Russ Meyer
Russ Meyer est décédé. Il était l'auteur de films comme Faster Pussycat! Kil!l Kill!, Motor Psycho ou la série des Vixen et d'autres joyeusetés. Pas cool...
Silent Running
Film de SF des années 70, Silent Running se démarque de la concurrence par son thème écologiste souvent absent des films de la même période. A bord d'un vaisseau spatial, une équipe de chercheur cultive des forêts. Mais, un jour, ils reçoivent l'ordre de tout détruire et de rentrer sur Terre (la végétation étant disparût depuis un moment sur notre planète), ce qui n'est pas l'avis de tout le monde. Écrit par Michael Cimino (Voyage au Bout de l'enfer), le récit est avant tout un avertissement lancé à ceux qui détruisent nos forêts. Que restera-t-il pour nos enfants quand toute forme de végétation aura disparue ? Pas grand chose... C'est Bruce Dern (Gatsby le Magnifique de Coppola) qui joue le personnage principal pendant que Douglas Trumbull assure la mise en scène. Le film offre un bon spectacle grâce à la composition de Dern qui incarne un personnage désespéré, prêt à tout pour sauver le peu de nature qu'il reste. La musique de Joan Baez est d'ailleurs présente pour rappeler que le mouvement hippie n'est pas très loin. Silent Running offre donc une bonne réflexion, doublé d'un spectacle de qualité -bien qu'un peu daté- à cent lieues des Star Wars et compagnie (qui arriveront de toute façon un peu plus tard). L'un des meilleurs film de Science Fiction.
Les Parisiens
Premier épisode d'une trilogie (Le Genre Humain), Claude Lelouch met en image dans Les Parisiens l'histoire de Jacques Brel (un peu maquillée c'est vrai). Si dans un premier temps, l'histoire s'intéresse un peu trop à des personnages qui disparaissent bien vite (on imagine qu'ils réapparaîtront dans les deux prochains films), le récit fini par se focaliser sur le couple vedette interprété par Maïwenn et Masimo Ranieri. Un choix audacieux et payant puisqu'ils s'en sortent très bien dans leur rôle (un petit bémol quand même pour Maïwenn qui ne semble pas très à l'aise dans les scènes d'émotion). Encore un choix étrange : l'idée du film dans le film sur le film. C'est assez troublant et étonnant de voir Claude Lelouch dans son propre rôle dirigeant les comédiens du film. Une nouvelle preuve de sincérité pour un cinéaste en mal de reconnaissance mais qui a toujours vécu pour son art... En tout cas, malgré un rythme un peu lent, Les Parisiens est un film à voir. Il constitue une approche inédite (mais dans le style Lelouch) d'un cinéma en voie de disparition en France : le cinéma d'auteur qui ne nous prend pas pour des cons. Merci.
Les Nouveaux Barbares
C'est la fin du monde et il ne reste plus beaucoup de gens sur Terre... D'ailleurs, ça va tellement mal que les quelques survivants passent leur temps à s'entre-tuer. Bienvenue dans le monde des Nouveaux Barbares ! Signé en 1982 pour une bouchée de pain par Enzo G. Castellari, ce film italien post-apocalyptique ne fait pas dans la dentelle. Niveau action cela va même assez loin (ce qui est très plaisant) : tête coupé, lance flamme, tir de fusil laser, poursuite en voitures de golf (suffisamment maquillées pour faire illusion 30 bonnes secondes), têtes explosées, etc. Bref, c'est n'importe quoi (on s'en serait douté) et c'est les amateurs de bonshommes en mousses qui seront comblés. Dans le genre douteux on remarquera aussi les sévices sexuels pratiqués sur le héros lors de sa capture par les méchants (je n'en dirai pas plus pour ne pas choquer)... En tout cas, tout se fini dans la bonne humeur et c'est le principal ! Doté d'un casting fauché (même si il y a Fred Williamson dedans) et d'un doublage français ridicule (les fusils font le même bruit que les laser de Star Wars), ce film se regarde tout de même avec un plaisir non contenu. Moins définitif que ses célèbres Guerriers du Bronx, Les Nouveaux Barbares est pourtant une perle dans le genre très fermé des sous Mad Max italiens. Et, même si tout ça ne fait pas très sérieux, on rigole quand même beaucoup (alala, la superbe armure en plexiglass du héros)... C'est déjà ça.
ça blogue pas fort !
Et oui c'est le calme en ce moment... Et pour cause, je manque un peu de motivation, mais vous inquiétez pas ça va revenir : j'ai encore plein de films louches à vous faire (re)découvrir !!! A bientôt.
Les Parisiens c'est gratuit demain
Le respectable réalisateur Claude Lelouch (Un Homme et une Femme, Itinéraire d'un Enfant Gâté, etc.) propose aux spéctateurs de voir gratuitement son dernier film, Les Parisiens - premier morceau d'une trilogie sur le genre humain, à la séance de 19h demain (dans la limite des places disponibles). Source : journal télé de France 2. Une initiative intéressante qui pourrait favoriser le bouche à oreille autour de son film... A suivre.
Le monde ne va pas bien !
C'est sûr, il se passe quelque chose d'anormal en ce moment. Déjà, Resident Evil : Apocalypse (la suite du film réalisé par Paul Anderson, le même qui a fait Alien Vs Predator) squatte la première place du bosque office nord américain. Mais, encore plus fou, Batman aurait été aperçu sur la facade de Buckingham Palace... Pfff, je vais aller me coucher du coup !

