Focale Cinéma Weblog

Weblogue d'un cinéphage, critiques de films, news et chroniques diverses.

Collateral

Après Ali, Michael Mann revient derrière la caméra pour filmer Los Angeles comme cela n'avait jamais été fait. Sans tourner autour du pot, on peut affirmer sans peine que Collateral est un grand film. Une oeuvre complexe, tout en restant divertissante, qui fera jubiler n'importe quel fan de polar. Sur un prétexte simple (un chauffeur de taxi est réquisitionné par un tueur pour effectuer sa tourné nocturne et sanglante), Mann nous offre une véritable leçon de mise en scène. En expérimentant au maximum, que ce soit d'un point de vue technique (utilisation de caméras numériques) ou encore plus formelle (la scène de dialogue avec Felix est assez surprenante puisque elle suit de près la psychologie des personnages : Felix et Max se retrouveront dans le même plan uniquement quand ce dernier commencera à prendre confiance en lui !), le réalisateur démontre qu'il est encore possible de faire du neuf à Hollywood avec Tom Cruise au casting. L'acteur a beau être connu pour, passez moi l'expression, "foutre la merde" dans les projets où il est le producteur (au hasard : Mission Impossible 2), il nous fait la démonstration ici qu'il est encore un excellent acteur. Seul ombre au tableau de ce magnifique film : un climax final aussi téléphoné que mal amené... Mais bon, la dernière fusillade étant tout simplement ce qui s'est fait de mieux aux States depuis Heat (étrange tient...), on pardonnera au maître cette légère maladresse.

      

Posté par Bob Lemorse à le vendredi 22 octobre 01:17 - Critiques / Articles - Commentaires [0] - Permalien [#]

Mmm, oui, pourquoi pas...

Je me suis posé pas mal de questions cette semaine. En effet, je me suis rendu compte que la catégorie "Critiques / Articles" était pas mal surchargée (et par conséquent prenait beaucoup de temps à se charger)... Après de nombreuses tergiversations du genre "Dois-je créer une catégorie pour chaque genre de films", "Des films comme Mothra font partie du fantastique, de la SF, du Kaiju ou des films pour enfants ?" et autres "Qu'est-ce que je vais manger ce soir ?", j'ai finalement décidé de créer une nouvelle rubrique intitulée sobrement "Critiques / Articles (2)"... Formidable ! Je peux donc repartir sans peine pour quelques mois de postagedetextesripoux sans que le blog ne rame trop. Une certaine idée du bonheur quoi.

Posté par Bob Lemorse à le 01:00 - Humeur - Commentaires [2] - Permalien [#]

Taxi version 2004

Il a osé. Repoussant une fois de plus les limite du mauvais goût (souvenez-vous de Taxi 2...), Luc Besson a produit un remake de Taxi sorti il y a quelques semaines aux States. Ce nouveau film, appelé sobrement Taxi (New York Taxi chez nous), a été réalisé par Tim Story (le futur réalisateur des 4 Fantastiques) et propose dans les rôles principaux : Queen Latifah (à la place de Samy Naceri) et Jimmy Fallon (à la place de Frédéric Diefenthal)... Bref, rien de bien réjouissant. Le film est dans les salles américaines depuis le 6 octobre et aurait déjà remporté environ 25 M$ pour un budget à peu près équivalent malgré des critiques assassines. Pas mal. Ce futur navet sortira donc en France le 23 février 2005 et je doute grandement que les spectateurs se feront avoir une 4ème fois... Enfin, qui vivra verra.

Posté par Bob Lemorse à le mercredi 20 octobre 22:24 - News - Commentaires [5] - Permalien [#]

Las Vegas Parano

Roman insolite et réputé inadaptable, Las Vegas Parano n'en demeure pas moins une transcription cinématographique assez réussie. Tout commence sur l'autoroute qui mène à Las Vegas, Raoul Duke et son avocat, maître Gonzo, partent couvrir le Mint 400. Cette course de moto en plein désert leur fournira le parfait alibi pour "trouver le rêve américain" ; c'est à dire : user de toutes les drogues possibles et, accessoirement, complètement déjanter. Réalisé en 1998 par Terry Gilliam, ce film est tout simplement l'une des critiques de l'industrie du rêve américain les plus virulente de ces dernières années - avec le moyen Showgirls de Verhoeven. Quoi de plus normal de retrouver impliqués dans l'affaire les acteurs les plus talentueux du moment : Johnny Depp, Benicio Del Toro, Christina Ricci, Tobey Maguire (le jeune auto-stoppeur), Cameron Diaz, etc. Bref, une brochette convaincante pour servir les délires visuels du réalisateur (le zoo de reptiles du bar) visiblement très inspiré par les écrits sous acides de Hunter S. Thompson. Le récit est alors mené tambour battant malgré le manque évident d'un fil conducteur ; une sérieuse baisse de régime survient d'ailleurs en deuxième partie de métrage... Normal, puisque après avoir visité et testé les "horreurs" de la ville ("apprend à aimer perdre" se dit le héros), nos compères se retrouvent en quelque sorte paralysés par leurs excès !!! Las Vegas Parano est donc un film indispensable mais souvent mal interprété en raison de la relative complaisance qu'il entretient avec l'usage des drogues (ce qui n'est pas forcément vrai d'ailleurs)...

Posté par Bob Lemorse à le mardi 19 octobre 01:21 - Critiques / Articles - Commentaires [2] - Permalien [#]

News : téléchargement, musique, cinema, justice, Crys

Alors que les plateformes de téléchargement payantes commencent à s'essouffler. J'imagine que les mayors hollywoodiennes réfléchissent déjà à un modèle similaire pour les oeuvres cinématographiques (qui viendra concurrencer des sites comme CinemaNow). Heureusement, la justice française n'est pas dupe et est en mesure de ne pas fléchir devant la force des lobby du divertissement. Enfin une bonne nouvelle. Pour tous les cinéphiles, il existe Archive.org (lien déjà poster mille fois ici) qui vous permettera de découvrir des -petits- films, gratuitement, comme D.O.A. Et enfin, merci à Crys` qui m'apporte de nombreux visiteurs chaque semaine ;-)

Posté par Bob Lemorse à le lundi 18 octobre 14:08 - News - Commentaires [4] - Permalien [#]

Rebirth of Mothra

Mothra est un personnage particulier dans l'univers des films de monstres japonais. Sans doute le monstre le plus "mignon", cette mite géante est accompagnée de deux charmantes créatures qui chantent pour la motiver. C'est donc en pensant avant tout aux enfants que les producteurs nippons se sont lancés, pendant les années 90, dans la production de trois films dédiés à la super mite géante. Rebirth of Mothra nous présente donc une Mothra fatiguée, en fin de vie, qui va avoir bien du mal à lutter contre le gigantesque monstre Desghidora (dont le look le rapproche nettement de King Ghidorah qui fait son apparition en 1991 contre Godzilla). Le film possède un message écologiste simpliste et extrêmement appuyé, des personnages principaux (deux enfants de 8 ou 10 ans) ainsi que des chansons (j'aime encore bien celle du réveil de Mothra, qu'on retrouve dans tous les films avec la mite) qui confèrent à l'ensemble un ton résolument enfantin qui fera s'endormir sur son fauteuil le plus hardcore des fans de Godzilla ! Disons, que si tout n'est pas à jeter (les effets pyrotechniques des bastons sont époustouflants) on peut affirmer sans peine que le métrage aurait été bien meilleur sans la grosse demi-heure de niaiseries (la fin est un véritable supplice) qui plombe le métrage. Et, grosse déception, aucun combat titanesque n'a lieu en ville, la quasi intégralité de l'action se passe dans une forêt. On peut noter aussi un amusant combat (mais lassant sur la longueur) de mini-monstres volants dans une maison ! Rebirth of Mothra est donc un film à réserver uniquement aux fans de monstres japonais et aux enfants, les autres risquent en effet de s'ennuyer considérablement...

Posté par Bob Lemorse à le jeudi 14 octobre 16:54 - Critiques / Articles - Commentaires [15] - Permalien [#]

Extension du domaine de la lutte

Extension du Domaine de la Lutte est un excellent bouquin. Ecrit par Michel Houellebecq, il nous conte les aventures d'un informaticien blasé parti en tourné en France pour des raisons professionnelles. Si je vous parle de ce livre maintenant, c'est que Philippe Harel en a réalisé une très bonne -et injustement méconnue- adaptation pour le cinéma en 1999. Mais la vraie raison c'est que le lien que Miss Vodka (post du 6 septembre) avait évoqué il y a quelques semaines et que je me suis enfin décidé à lire (un peu) m'y a fait beaucoup penser : Max. Et puis tiens, je vais me finir avec un petit Rebirth of Mothra ce soir moi...

Posté par Bob Lemorse à le 00:08 - Humeur - Commentaires [20] - Permalien [#]

Prince des Ténèbres

La réputation de John Carpenter en avait pris un coup après l'échec commercial de Jack Burton. Il a donc choisit (et été sans doute un peu contraint) de réaliser une série de films à petit budget. Prince des Ténèbres fait donc partie de cette série.
L'histoire nous amène dans une église pourvue d'un sous-sol dans lequel se trouve un réservoir contenant un intriguant liquide verdâtre. Alors qu'une équipe de jeunes scientifiques vient pour faire des analyses, d'étranges personnes se rassemblent autour de l'église...
Comme son titre l'indique, il est question du prince des ténèbres dans cette habile production horrifique. Chez Carpenter, le danger (sous différentes apparences) prend souvent forme humaine (dans presque tous ses films !). Dans The Thing, les extra-terrestres prennent les traits des héros pour les surprendre, dans Le Village des Damnés (avec le regretté Christopher Reeve) ce sont des enfants qui sèment la terreur alors qu'un tueur mystérieusement indestructible trucide la jeunesse américaine dans Halloween (un des précurseurs du genre). Même dans son dernier film (Ghost of Mars), des esprits martiens contrôlaient les corps mutilés des colons... Dans Prince des Ténèbres, c'est donc le malin qui utilise les scientifiques pour arriver à ses fins. Bien sûr, les scientifiques sont réfractaires à la thèse du mal. Selon eux, le prince des ténèbres, c'est de la connerie. Ainsi, le personnage principal incarnant le scepticisme (il s'amuse, par exemple, à démystifier les tours de cartes) doit bien se résoudre à admettre la vérité... Prince des Ténèbres est donc un film au message clair : apprêtez-vous un jour à affronter la vérité qui risque de pulvériser vos convictions !!! On a donc souvent retrouvé un peu la même chose chez Tim Burton (en moins nihiliste) avant qu'il ne se contre-dise dans son dernier film, Big Fish.
La mise en scène est, une fois de plus, presque parfaite : le cadre est soigné et la direction d'acteur à la hauteur. La musique minimaliste, composée par Carpenter himself, est angoissante et parfaitement adaptée au métrage. Bref, on a pas grand chose à reprocher à ce Prince des Ténèbres qui reste un des métrages les plus terrifiant (la toute dernière scène !) de ces vingt dernières années.

Posté par Bob Lemorse à le mercredi 13 octobre 12:22 - Critiques / Articles - Commentaires [3] - Permalien [#]

Le souffle coupé

J'ai vu hier pour la première fois le film Metropolis de Fritz Lang... Le sens de l'expression "chef d'oeuvre" a désormais perdu sa signification. Il ne se passe pas une sortie de magazine sans qu'on lise dans la presse (ou même dans ce blog,  mea culpa)  qu'un film est un chef d'oeuvre : au hasard Le Retour du Roi, Old Boy, Les Chroniques de Riddick (les fous !!!), etc.. Certes, ces films sont pour la plupart réussis mais de là à le qualifier de "chef d'oeuvre", je ne sais pas. Enfin, ce n'est pas le propos. Revenons donc à Metropolis, le vrai chef d'oeuvre (expression qui prend maintenant tout son sens) intemporel qui m'a tellement impressionné, qu'à la fin du film j'en ai eu le souffle coupé. Une arrive critique bientôt, le temps que je récupère.

Posté par Bob Lemorse à le vendredi 08 octobre 00:57 - Humeur - Commentaires [16] - Permalien [#]

La Petite Boutique des Horreurs

Réalisé par Roger Corman en 1960, La Petite Boutique des Horreurs s'est imposé au fil des ans comme un classique de la comédie noire. Un jeune homme, Seymour, un peu bête travaille chez un fleuriste avec le belle Audrey. Pour ne pas se faire renvoyer par son patron, il lui amène une plante unique de sa fabrication qu'il a baptisé Audrey Junior. Malheureusement, la plante a besoin de sang pour grandir convenablement. Jouant la carte de l'humour noir, Corman réussi avec ce film à faire rire le spectateur grâce à des gags qui font souvent mouche : la plante qui ne fait que répéter "Feed Meeeeeee !" et autre "I'm hungryyyyyy", Seymour qui prend la place du dentiste pour martyriser un de ses patients (interprété par un Jack Nicholson ultra-maso !), l'alcoolisme de la mère du héros, etc. Même si l'aspect un peu amateur de l'ensemble est parfois gênant (le film aurait été tourné en moins de trois jours) La Petite Boutique des Horreurs est un film plaisant à voir et à revoir absolument pour tous les fans de cinéma fantastique délirant.

Posté par Bob Lemorse à le mercredi 06 octobre 14:36 - Critiques / Articles - Commentaires [14] - Permalien [#]



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