Focale Cinéma Weblog

Weblogue d'un cinéphage, critiques de films, news et chroniques diverses.

Anecdotes sur la censure

Voici quelques extraits du chapitre concernant la censure du livre Guinness du Cinéma (première édition 1987). Vous allez donc voir que la censure n'a jamais été vraiment logique (fallait-il le rappeler ?)...

  • Le premier film détruit a été tourné à Moscou et montrait le Prince Napoléon qui dansait avec sa "bien-aimée" (qui était en fait une danseuse professionnelle). Gravé sur pellicule pendant l'été 1896 pour les Usines Lumière, il a été saisit et détruit par la police Russe.
  • Le premier film interdit aux States a été Delorita's Passion Dance, tourné aussi en 1896. C'est le maire d'Atlantic City qui en a interdit l'exploitation dans sa ville.
  • Aux USA, l'état d'Illinois exigea que dans le Kid (1920), on coupât la scène où le jeune Jackie Coogan brise les vitres.
  • La censure de l'état de l'Ohio tenta d'interdire L'île au Trésor (1920) sous prétexte que cette histoire aurait pu inciter les jeunes à devenir des pirates.
  • En Suède, E.T. fut interdit aux enfants de moins de 11 ans sous prétexte que des parents s'opposaient à leurs enfants dans le film.
  • Tous les films de karaté furent interdit en Irak en 1979 (pas d'infos sur la raison).
  • Aux Etats-Unis, dans les années 20-30, la censure de certains états du sud exigeait des coupes dans tous les films présentant des Noirs autrement que comme de simples domestiques.
  • A Malte, tout film présentant des images de maillot deux-pièces fut interdit jusqu'en 1964 du fait que les bikinis étaient également interdits sur les plages maltaises.
  • Le film Catembe (Portugal, 1964) a subit 103 coupes (au Portugal). Ce film réalisé par Faria de Almeida se livrait à une critique sévère de la colonisation portugaise.
  • Au Japon, la censure ordonna quelques 450 maquillages de la photo (ou trucages flous) sur Caligula (1979).
  • The Muppet Movie (1979) fut coupé par les censeurs néo-zélandais qui trouvèrent dans ce divertissement une certaine "violence gratuite" : la scène incriminée était celle où un marin ivre menaçait de frapper l'ours Fozzie avec une bouteille.

Posté par Bob Lemorse à le lundi 20 décembre 14:27 - Commentaires [5] - Permalien [#]

Electric Dragon 80000V

Le Japon est sans doute ce qui se fait de mieux actuellement en matière d'ovni cinématographique. Et en matière de folie, Electric Dragon 80000V est pas mal dans son genre, comme le laissait suggérer son titre.
Il s'appelle Dragon Eye Morrison. Enfant, il a escaladé un gigantesque pilonne électrique et s'est pris une décharge de 80000 volts. Cet incident lui a causé des dommages irréversibles au cerveau et depuis ce jour, il lui est difficile de se contrôler constamment. Mais, ces dégâts lui permettent aussi de communiquer avec les reptiles, ce qui lui permet de travailler comme détective animalier... Pour se défouler et contenir sa rage, il gratte nerveusement sa guitare électrique ou s'enchaîne à un lit métallique ! Pendant ce temps, Thunderbolt Buddha est un personnage tout aussi illuminé. Il possède une double personnalité ; il ne contrôle qu'une partie de son corps et un de ses esprits entreprend régulièrement de tuer l'autre. D'ailleurs, lui aussi est complètement sur-volté, ce qui le met sur les traces de Dragon Eye Morrison. Thunderbolt Buddha décide alors de provoquer ce dernier pour l'affronter en combat singulier !
Dit comme ça, ce résumé ne doit pas réellement rassurer... Et pourtant, le plaisir est bel et bien présent à la vision de ce moyen métrage (une durée de 55 minutes ; noir et blanc) forcément allumé. Réalisé par Shogo Ishii, chef de file du mouvement punk japonais au début des années 80, ce film est une véritable déclaration d'amour à la musique punk. Ainsi, observer Electric Dragon - superbement incarné par Tadanobu Asano - jouer comme un fou sur sa guitare est un réel plaisir doublé d'une expérience cinématographique rare. Filmé et éclairé comme un manga, Electric Dragon 80000V est devenu une référence (pourtant, le film date seulement de 1998) qui mérite de figurer parmi le palmarès des oeuvres majeures du cinéma japonais.
"Ce qui l'a sauvé de l'anéantissement, c'est la guitare électrique !!!"

Posté par Bob Lemorse à le mercredi 15 décembre 23:28 - Critiques / Articles - Commentaires [2] - Permalien [#]

Cannibal Ferox

Ce film est célèbre puisqu'il fait partie du Guinness Book des records comme étant le film ayant le plus d'interdictions, puisqu'il a été refusé par 31 pays. Pas mal. Alors forcément, avec une telle réputation, Cannibal Ferox (réalisé par Umberto Lenzi) laisse rêveur...
Une scientifique accompagnée de son frère et d'une amie, entreprend une expédition en Amazonie. Ses travaux portent sur le cannibalisme et elle a bien l'intention de prouver que cette pratique est un mythe. Alors que le voyage se passe plutôt mal (la voiture s'est enlisée et ils doivent continuer à pied), ils rencontrent sur leur route deux hommes fuyant le village voisin...
A vrai dire, il ne se passe pas grand chose pendant la première heure du métrage. Disons, que si l'ambiance est correcte (une tension palpable et une musique efficace servent bien la cause de cette histoire de cannibales), les personnages laissent souvent à désirer (les filles ne sont pas très convainquantes) et l'action se fait attendre... Heureusement, la dernière demi-heure est riche en scènes gores et le côté aventure du récit laisse sa place à toute les atrocités imaginables (une fille se trouve pendue après des crochets accrochés à ses seins !). Sans être aussi choquant que son modèle, Cannibal Holocaust (de Ruggero Deodato, une référence en matière de barbarie), Cannibal Ferox utilise néanmoins le même schéma narratif (l'action se passe en parallèle dans une grande ville et dans la jungle) et suggère lui aussi que les sauvages ne sont pas forcément ceux qu'on pense...
  Ainsi, malgré une réputation quelque peu usurpée, Cannibal Ferox constitue - bien sûr - un morceau de choix pour les fans de ciné Bis.

  Ps : vous pouvez commander l'édition DVD de ce film sur le site de l'éditeur Néo Publishing.

      

Posté par Bob Lemorse à le mercredi 08 décembre 15:32 - Critiques / Articles - Commentaires [0] - Permalien [#]

Ah ! Si j'étais Riche

Aldo a une vie de merde. Il s'entend de plus en plus mal avec sa femme, il est couvert de dettes et son patron vient de changer. Tout ce qu'il lui reste c'est sa partie de Loto hebdomadaire et ses potes avec qui il aime bouffer et magouiller les notes de frais... Bientôt, il découvre que sa femme le trompe et que, par chance, il a enfin gagné à la loterie !
Le casting de Ah ! Si J'étais Riche est à la hauteur des espérances (Daroussin, Morel, Berry, etc.) et l'histoire vaguement distrayante. Mais voilà, la mayonnaise ne prend pas. C'est peut être dû au côté débile de certains passages, aux dialogues insipides ou à l'ambiance "France moyenne" (le Loto, la vinasse, les femmes, les fringues et les bagnoles y a que ça de vrai !), en tout cas on a vraiment du mal à trouver des qualités à ce film. Il y a bien les acteurs, mais j'en ai déjà parlé... D'ailleurs, ce film aurait dû être sans doute une comédie drôle et distrayante. En réalité, si on sourit quelques fois, seule une scène est réellement drôle : Daroussin complètement défoncé qui se tape une prostitué de luxe en délirant. Je sais, c'est peu ; mais il faudra se contenter de ça...

Posté par Bob Lemorse à le lundi 06 décembre 14:14 - Critiques / Articles - Commentaires [0] - Permalien [#]

Bravo TF1

Et oui, une année de plus et TF1 a encore décidé de diffuser son émission phare, l'élection de miss France, en même temps que le Téléthon.
Bravo !

Posté par Bob Lemorse à le samedi 04 décembre 03:26 - Humeur - Commentaires [4] - Permalien [#]

The Brain That Wouldn't Die

Un jeune médecin trouve un remède miracle pour réanimer les morts et entrevoit la possibilité d'effectuer des greffes de n'importe quelle partie du corps humain. Alors qu'il se rend dans sa maison de campagne avec sa fiancée dans sa belle cabriolet, il dérape et tombe dans le ravin. Comme la voiture brûle, il ne peut sauver que la tête de sa compagne. Arrivé chez lui, il réussit à réanimer la tête et entreprend de lui trouver un corps. Pendant ce temps, l'horrible résultat d'une de ses dernières expériences - enfermé dans un placard de son laboratoire - commence à se manifester... Série B plus ou moins connue des amateurs du genre, The Brain That Wouldn't Die (réalisé en 1962 par Joseph Green) est en quelque sorte le précurseur du Re-animator de Stuart Gordon : une énième démarcation du thème du docteur Frankenstein... On retrouve alors les clichés du genre : le docteur qui cherche des personnes sur lesquelles tester des nouveaux produits, l'assistant dans l'ombre de son maître, les expériences douteuses, etc. Ses quelques passages se trouvent être par ailleurs les meilleurs moments de cette bande, tant le reste du récit est banal et ennuyeux. Du coup, Green en profite pour verser quelques litres de sang qui - sans nous choquer plus que cela - ont dû étonner plus d'un spectateur à sa sortie. Bien que pas franchement réussi, ce film reste une production honnête qui intéressera surtout les fans de savants fous et autres docteurs dingos.

      

Posté par Bob Lemorse à le mercredi 01 décembre 14:51 - Critiques / Articles - Commentaires [0] - Permalien [#]



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