Superflu enregistre son nouveau disque !
Et oui, après l'inoubliable album "Tchin Tchin" voici que le groupe
Superflu se trouve en ce moment en studio pour enregistrer un nouveau
disque ! Comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, sachez qu'on peut suivre l'enregistrement depuis leur blog.
Vous trouverez plus d'info sur leur site et dans un de mes précédents messages.
Gorgo
Des chasseurs de trésors découvrent une créature gigantesque
ressemblant à un dinosaure et décident de la ramener en ville pour la
vendre au plus offrant. Alors que les visiteurs se pressent pour
admirer le gigantesque animal, un scientifique émet l'hypothèse que la
créature ne serait qu'un bébé et qu'un animal beaucoup plus gros
pourrait vouloir le récupérer.
Déjà auteur de quelques films de monstres géants comme The Beast From 20,000 Fathoms (1953), Eugène Lourié se lance en 1961 dans la réalisation de Gorgo,
dans lequel le monstre éprouve des sentiments humains. En effet, alors que
tout le monde était habitué à voir un gros dinosaure (ou tout autre
animal d'ailleurs) géant détruire cruellement une ville, Gorgo
nous propose un lézard géant qui détruit une ville pour retrouver son
enfant. Toute la sympathie du spectateur se retrouve projeté sur la
bête, le réalisateur s'efforçant de décrire les hommes comme des êtres
cupides et sans scrupule ! Heureusement, un personnage d'enfant -qui
cherche à libérer le petit monstre- vient nous rappeler de temps en
temps que tous les humains ne sont pas aussi odieux que ceux que le
film nous propose. Techniquement, malgré un âge certain, ce long métrage
présente encore aujourd'hui un spectacle de qualité servit par des
effets spéciaux parfois impressionnants. La destruction de Londres, ainsi que
les scènes de panique qui s'en suivent, restent par ailleurs un grand
moment de cinéma catastrophe ! Gorgo est donc un bon film de monstre que l'on peut poser tranquillement aux côtés du Godzilla de Honda et du King Kong de Schoedsack et Cooper. A voir et à revoir.
In the Cut
Frannie est professeur et s'implique dans la rédaction d'un livre sur
l'argot. Un jour, un inspecteur de police vient lui apprendre qu'un
meurtre horrible a été commis non loin de chez elle, le jour même où
elle avait été témoin d'une scène étrange dans le sous-sol d'un bar.
Frannie débute alors une relation amoureuse avec l'inspecteur tout en
le soupçonnant d'avoir quelque chose à voir avec le meutre...
Après le succès de La Leçon de Piano et d'autres films passés un peu plus inaperçus (Portrait de Femme et Holy Smoke), Jane Campion revient sur le devant de la scène avec In The Cut,
un thriller confectionné habilement. On ne compte plus les films sur
les tueurs en série, c'est pourquoi la réalisatrice a décidé d'innover
en adoptant le point de vue d'une femme débordant de désirs. On
retrouve donc Meg Ryan incarnant à merveille le personnage de Frannie
accompagné par les très bons Jennifer Jason Leigh (La Chair et le Sang, Existenz),
Mark Ruffalo et Nick Damici. La mise en scène de Jane Campion est
personnelle et permet de plonger parfaitement dans les préoccupation de
Frannie. Le film s'en trouve alors largement différent des standards
actuels en matière de thriller, s'embarquant trop dans la romance
féministe pour, ensuite, dénouer un peu trop rapidement l'intrigue
policière. C'est peut être ce manque d'équilibre qui donne à l'ensemble
ce ton un peu ennuyeux qui pourrait lâcher quelques spectateurs en
route. En somme, In the Cut
n'est pas franchement une réussite mais se laisse tout de même regarder
avec un certain plaisir grâce à l'impeccable interprétation des acteurs.
Le Château Ambulant
Le Château Ambulant est le
dernier film de Miyazaki. La reconnaissance dont dispose ce cinéaste
nous permet de voir ce film seulement quelques semaines après sa sortie
japonaise, ce qui est suffisamment rare pour être souligné.
Sophie est une jeune femme qui confectionne des chapeaux dans une
petite boutique. Un soir, alors qu'elle doit renvoyer une cliente
récalcitrante, cette dernière lui jette un sort la condamnant à vivre
avec l'apparence d'une femme de 80 ans... Elle décide de fuir la ville
pour demander l'aide de Hauru, un magicien vivant dans un château qui
se déplace en marchant !
On pense tout d'abord, qu'on est en terrain connu. Mais bien vite
l'histoire nous transporte dans les contrées encore inexplorées du
cinéma d'animation. C'est beau, c'est intelligent, c'est une fois de
plus un spectacle de qualité presque irréprochable. Mais, l'intrigue
est parfois un peu confuse (je n'ai d'ailleurs toujours pas compris
pourquoi Sophie fait sortir tout le monde du château pour les faire
re-rentrer dedans juste après) et pourrait perdre en route quelques
personnes distraites. De plus, certains dialogues sont vraiment trop
gentillet. Reste que les métamorphoses physiques de Sophie (elle
rajeuni parfois en fonction de ses sentiments) constituent l'une des
meilleure idée vue au cinéma depuis pas mal de temps. Bref, dans
l'ensemble c'est du tout bon, foncez !
La Malédiction du Pharaon
Réalisé en 1982 par un Lucio Fulci en petite forme, La Malédiction du
Pharaon est nous compte une histoire qui semble vaguement s'inspirée de
l'Exorciste (on trouve un prologue plutôt exotique et une gamine
possédé). Connaissant Fulci et ses chef d'oeuvres on étant en droit
d'attendre un film macabre habité comme il sait si bien les faire
(L'Enfer des Zombies et L'Au Delà). Que ne-ni, ce film est tout sauf
vraiment intéressant. Pire, on s'ennuie ferme pendant une grande partie
du récit, les premières minutes étant - à mon goût - un véritable
calvaire. La majeure partie de l'intrigue se déroulant à Manhattan (le
titre original étant Manhattan Baby)
les séquences en ville semblent
interminables et complétement inutiles : le réalisateur tentant tout ce
qui est possible pour créer un minimum de tension. On se rend
d'ailleurs vite compte que la plupart des personnages sont toujours en
retard sur le spectateur, ce qui donne l'impression que le
récit n'avance pas ; ce qui est vrai pendant la première heure ! Fulci
s'offre même le luxe de nous sortir pratiquement la même scène
plusieures fois de suite (les enfants disparaissent... A non ! ils sont
toujours là...). Heureusement, le talent graphique de Lucio Fulci
assure un minimum de spectacle comme l'atteste le magnifique plan sur
des escaliers remplis de jouets. De plus, la scène ultra gore de
l'attaque des oiseaux restera dans la mémoire du spectateur pendant un
bon moment.
En fin de compte, La Malédiction du Pharaon n'est pas un bon film. On
sent que le tournage n'a pas du être facile en raison d'un manque de
moyens évident et, connaissant le maître, s'il avait eu un peu plus
d'argent le résultat aurait sans doute été bien plus captivant. A
réserver aux fans donc.
Vibroboy visible sur le net
Je ne sais pas comment j'ai pu passer à côté de cette information. En tout cas, je vous annonce que l'excellentissime court métrage de Jan Kounen (réalisateur de Blueberry et Dobermann), le bien nommé Vibroboy serait visible sur la toile ! Bon, c'est vrai que j'ai pas testé parce qu'il faut télécharger des tas de bidules pour que cela fonctionne mais ça peut quand même faire plaisir aux plus courageux.
Attaques animales en tout genre et autres bonnes nouvelles
Pour tout ceux qui, comme moi, ce sont régalés en regardant des films comme Max, le Meilleur Ami de l'Homme, Ticks ou Mutations le site Agressions Animales semble être la providence. J'en profite aussi pour vous signaler la nouvelle version du site Horreur.com ! D'ailleurs, puisqu'on en parle, le fanzine Ciné Horreur #4 est parut le mois dernier. Comme d'habitude c'est gratuit et bien fait alors vous n'avez aucune raison de vous en priver.
La justice française face au P2P
Le Peer to Peer (ou P2P) est un système d'échange de fichiers informatiques qui met à disposition de quiconque toute sorte de contenu. Les industries du disque et du cinéma ont engagé depuis quelques mois en grand nombre de procédure visant à punir les internautes qui téléchargent des fichiers copyrightés (musique et films par exemple). Pendant ce temps, l'association Le Bouclier remarque que les plaintes déposées par l´industrie du disque sont instruites plus vite que les plaintes contre les trafics pédophiles... Bravo.
Monster Man
Un jeune homme part retrouver la fille qu'il aime. Sur le trajet, il se
rend compte qu'un de ses amis s'est caché sur la banquette arrière de
la voiture pour venir avec lui. Alors qu'ils roulent tranquillement sur
des routes peu fréquentées, un monster truck (vous savez, les 4x4
américains avec des roues disproportionnées) les prend en chasse...
Survival assez récent réalisé par Michael Davis (100 Girls), Monster Man
prend le genre à contre-pied en catapultant deux ratés comme
personnages principaux. Ainsi, il est difficile de prendre le film au
sérieux tant il semble que les dialogues sont sortis tout droit d'un
teen movie... Les répliques sont d'ailleurs assez marrantes et écouter
les deux lascars causer de filles est assez plaisant, bien que
légèrment usant à la longue. Heureusement, un personnage féminin vient
remettre tout le monde sur les rails de l'horreur au bout d'une
demi-heure. Et c'est peut être là la force de Monster Man
: emmener le genre dans des recoins encore inexplorés mélangeant sans
complexe comédie, romance, gore, horreur et fantastique ! D'ailleurs,
seulement trois personnages sont présents dans le groupe alors que la
norme nous avait habituée à un nombre plus important de personnes (de
façon à en tuer plus dans doute). Ainsi, on peut penser que les
caractères des protagonistes seront bien étoffés alors que c'est tout
le contraire, la caricature est même de rigueur. La mise en scène fait
le strict minimum en cadrant habilement la vrai star du film : le
véhicule de "fuck face" - le tueur au volant du monster truck. Si la
référence évidente à Duel (réalisé par Steven Spielberg) frappe, il faut sûrement aussi aller lorgner du côté de Massacre à la tronçonneuse 2 pour comprendre d'où vient le côté gore et parodique du métrage.
Pot pourri de genres, Monster Man
se révèle être un film divertissant et audacieux mais qui ne tient pas
toujours ses promesses (en particulier dans la première partie du
récit). Dommage.
Bonne année
Bonne année à tous, meilleurs voeux, tout ça...
Bon alors j'ai un
peu délaissé ce site mais je vous promet que je vais revenir très
bientôt (en particulier avec un article sur le délirant - et toujours
inédit - Monster Man).
J'étudie aussi le moyen de faire une "compilation" de toutes les
critiques publiées en 2004. Pour l'instant, je pense faire un fichier
PDF téléchargeable, si quelqu'un à une meilleure idée je suis
preneur... Voilà, à bientôt donc !

