Focale Cinéma Weblog : Le Dernier Jour de la Colère

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Le Dernier Jour de la Colère

Réalisé par Tonino Valerii en 1968, Le Dernier Jour de la Colère est un western italien de qualité qui préfigure la grande réussite qu'est Mon Nom est Personne (toujours de Valerii en 1973).
Scott est un jeune homme constamment maltraité par ses concitoyens car il est « un bâtard », fils d'un parent indien et d'un autre américain. Ainsi, pour gagner sa vie il est obligé de s'acquitter des tâches les plus basses (essentiellement ménagères). Un jour, un homme arrive et le prend sous son aile.
Ce métrage est une sorte de voyage initiatique pour Scott (incarné par Giuliano Gemma) qui suit les pas du pistolero Talby (Lee Van Cleef) afin d'apprendre le métier de hors la loi. La psychologie des personnages est assez poussée pour ce type de film et même les seconds rôles sont suffisamment consistants pour maintenir l'attention du spectateur. Par contre, l'action manque quelque peu et, sans que cela nuise forcément au film, on peut dire que les fusillades sont rapidement expédiées. Nous ne sommes donc évidemment pas en présence d'un film d'action. De plus, l'excellente interprétation de Gemma (propulsé sur le devant de la scène par Un Pistolet pour Ringo) et Lee Van Cleef sert à merveille l'histoire adaptée d'un roman de Ron Barker.
La direction choisie par Tonino Valerii est opposée à celle de Sergio Leone - on se souvient des duels, de l'humour et de l'histoire souvent très simple – et confère à Le Dernier Jour de la Colère un ton résolument différent qui permettra aux plus sceptiques de se mettre doucement au western spaghetti. Pour les autres, cette bande s'impose simplement comme une oeuvre d'excellente facture.

Posté par Bob Lemorse à le lundi 21 février 22:20 - Critiques / Articles - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

Ah ! Mon nom est personne ! LE meilleur role de Terence Hill c'est certain... Merci de nous remémorer ce genre disparu : le western.

OLIVIER

Posté par olivier, lundi 21 février à 23:14

Et oui

En fait, pour pas mal de mes connaissances, le western est un genre mineur. Je veux justement montrer le contraire en faisant découvrir quelques westerns spaghetti oubliés ; alors qu'ils mériteraient d'être de vrais classiques (pas que les Leone).

Posté par leWalrus, mardi 22 février à 14:10

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