Focale Cinéma Weblog

Weblogue d'un cinéphage, critiques de films, news et chroniques diverses.

Bande annonces de la Shaw Brothers

Décidément, trainer sur le site DeVilDead n'apporte que des bonnes choses puisqu'un gentil forumeur a fourni un fantastique lien permettant d'accéder à un paquet de bandes annonces des films de la Shaw Brothers (productrice de films comme L'Hirondelle d'Or ou La Rage du Tigre). De quoi passer un bon moment !

Posté par Bob Lemorse à le samedi 26 février 17:50 - Humeur - Commentaires [1] - Permalien [#]

Les beaux cinémas

Découverte aujourd'hui d'un site formidable depuis le forum DeVilDead.
Silver Screens nous amène à la rencontre des cinémas du monde. Entre les salles parisiennes, celles de Nantes, de New York ou encore de Chicago il y a de quoi passer quelques bons moments sur ce site. D'ailleurs, j'y retourne !

Posté par Bob Lemorse à le vendredi 25 février 14:38 - Humeur - Commentaires [2] - Permalien [#]

Les Larmes d'un Héros

Premier film de guerre de John Woo pas très bien maîtrisé, Les Larmes d'un Héros n'en est pas moins symptomatique du style du cinéaste hongkongais.
Des mercenaires kidnappe un général producteur de drogue et déchaînent les foudres de l'armée vietnamienne qui part à leur recherche.
Bric-à-brac d'idées étranges, Les Larmes d'un Héros a été réalisé en 1986 par John Woo qui a transgressé le scénario pour obtenir un film plus personnel. Le studio, déçu par le résultat, a alors débauché un autre réalisateur pour retourner quelques scènes (en particulier la séquence de sexe qui n'a visiblement rien à faire là !). Le film en l'état n'est donc que partiellement représentatif du montage voulu par son réalisateur. N'importe comment, le résultat est loin d'être bon. En effet, si l'on reconnaît parfaitement les thèmes récurrents du cinéma de John Woo, on ne peut nier que l'ensemble souffre d'une trop grande naïveté pour permettre au spectateur d'apprécier ce métrage. Bien sûr, tous les films du maître de l'action sont emprunt d'une naïveté touchante ce qui leur confère un attrait caractéristique. En particulier lorsque les séquences ultra violentes se succèdent, créant ainsi un contraste étonnant avec, par exemple, le thème de l'amitié chère au metteur en scène. Reste que dans le cas de Les Larmes d'un Héros, tout semble ridicule car souvent poussé à l'extrême. On pense notamment à la relation qu'entretient le héros avec son fils ou aux réactions étonnantes des mercenaires lorsqu'un de leurs amis meurt. Heureusement, l'amateur d'action y trouvera quand même son compte grâce aux nombreuses séquences spectaculaires que le film réserve (enfin si on aime le style bourrin à la Rambo 2 bien sûr).
Finalement, Les Larmes d'un Héros se trouve être un film indubitablement mauvais. Ses personnages caricaturaux, son manque d'originalité et ses passages d'actions inefficaces en terme de mise en scène achèveront le premier fan de Woo venu. Néanmoins, ce film pose tout de même les bases des thèmes majeurs qui seront le centre de l'oeuvre du metteur en scènes quelques années plus tard avec A Toute Epreuve, The Killer et surtout Une Balle dans la Tête. A réserver uniquement aux fans.

Posté par Bob Lemorse à le jeudi 24 février 19:35 - Critiques / Articles - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le Dernier Jour de la Colère

Réalisé par Tonino Valerii en 1968, Le Dernier Jour de la Colère est un western italien de qualité qui préfigure la grande réussite qu'est Mon Nom est Personne (toujours de Valerii en 1973).
Scott est un jeune homme constamment maltraité par ses concitoyens car il est « un bâtard », fils d'un parent indien et d'un autre américain. Ainsi, pour gagner sa vie il est obligé de s'acquitter des tâches les plus basses (essentiellement ménagères). Un jour, un homme arrive et le prend sous son aile.
Ce métrage est une sorte de voyage initiatique pour Scott (incarné par Giuliano Gemma) qui suit les pas du pistolero Talby (Lee Van Cleef) afin d'apprendre le métier de hors la loi. La psychologie des personnages est assez poussée pour ce type de film et même les seconds rôles sont suffisamment consistants pour maintenir l'attention du spectateur. Par contre, l'action manque quelque peu et, sans que cela nuise forcément au film, on peut dire que les fusillades sont rapidement expédiées. Nous ne sommes donc évidemment pas en présence d'un film d'action. De plus, l'excellente interprétation de Gemma (propulsé sur le devant de la scène par Un Pistolet pour Ringo) et Lee Van Cleef sert à merveille l'histoire adaptée d'un roman de Ron Barker.
La direction choisie par Tonino Valerii est opposée à celle de Sergio Leone - on se souvient des duels, de l'humour et de l'histoire souvent très simple – et confère à Le Dernier Jour de la Colère un ton résolument différent qui permettra aux plus sceptiques de se mettre doucement au western spaghetti. Pour les autres, cette bande s'impose simplement comme une oeuvre d'excellente facture.

Posté par Bob Lemorse à le lundi 21 février 22:20 - Critiques / Articles - Commentaires [2] - Permalien [#]

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Posté par Bob Lemorse à le jeudi 17 février 15:46 - News - Commentaires [3] - Permalien [#]

Terror Firmer

    La firme américaine Troma est la plus vieille société productrice de film américaine indépendante. Bien connue des fans de films horrifiques bien débiles (et donc forcément drôles) et en particulier pour la série des Toxic Avenger, Troma continue de produire des films qui -malheureusement- ne s'exportent pas toujours très bien en Europe. Terror Firmer fait donc partie des titres encore inédits chez nous...
  L'histoire nous montre comment une équipe de ciné réalise un nouvel épisode de la série des Toxic Avenger. Le réalisateur a beau être aveugle, il ne demeure pas moins parfaitement efficace et maîtrise tous les aléas de la production. Et des problèmes, il y en a tout un wagon. Surtout qu'un psycho-killer vient perturber le tournage en exécutant froidement les membres de l'équipe...
Une chose est certaine, l'originalité du pitch est toute relative et tient surtout dans son traitement. Un traitement forcément barré puisque le tout est réalisé par un Loyd Kaufman en grande forme qui rivalise de mauvais goût pour faire marrer les spectateurs. Tout l'esprit Troma est donc bel et bien présent et on retrouve avec plaisir les scènes gentillement sexy (un couple fait l'amour devant la caméra en oubliant que toute l'équipe technique les regarde, un bon paquet de poitrine nue, etc.) mêlées à du bon gros gore qui tâche - sans compter encore les scènes ou il est question de vomi... Et du sang il y en a des litres ! On retrouve cet ingrédient dans des séquences plus ou moins originales mais qui méritent de rester dans les mémoires (mention spéciale au mec broyé par un t'escalator). D'ailleurs, l'interprétation est globalement nulle et la mise en scène fait le strict minimum. D'ailleurs, on retrouve Ariel Wizman (qui se fait amputer d'une jambe) ainsi que Edouard Baer (aux prises avec du vomi dans une voiture) ainsi que d'autres gest stars dans des caméos mémorables. Bref, malgré les défauts de ce genre de production (le manque de moyen est évident), il est impossible de s'ennuyer à la vision de Terror Firmer.
Mais, la chose qui frappe le plus, c'est la volonté de Kaufman de faire de sa bobine un véritable manifeste en faveur du cinéma indépendant tout en rendant hommage à tous les gens qui permettent ce type de productions. Ainsi, le thème majeur de cette bande est bel et bien le cinéma. On se retrouve alors en terrain connu et les blagues fusent dans tous les sens (même Spielberg s'en prend dans  la tronche), transformant le film en une espèce de Scream délirant dopé aux hormones.
  Un bon point pour un film chaudement recommandé aux amateurs de délires de qualité. "Let's make some art !"       

Posté par Bob Lemorse à le mercredi 16 février 01:23 - Critiques / Articles - Commentaires [4] - Permalien [#]

Je vole ou je télécharge ?

Bientôt, il faudra se poser la question. Est-il plus intéressant de voler le DVD qu'on désire dans un magasin pas loin de chez soit que de le télécharger ? Cruel dilemme n'est-ce pas... Je recommande bien sûr à tous ceux qui désirent un film de se le procurer par des moyens légaux (il faut acheter ou louer le film) mais pour ceux qui se pose réellement la question, il existe une réponse. Le lien étant en anglais, je vous propose un court résumé :

  1. On peut ne pas avoir de sanction si on se fait prendre pour vol
  2. Les peines encourues pour du téléchargement sont démesurées par rapport à celle encourue pour du vol à l'étalage
  3. Winona Ryder a déjà testé tout cela pour nous (le vol a l'étalage)
Il y a quand même de quoi se poser des questions... (source : BoingBoing.net)

Posté par Bob Lemorse à le jeudi 10 février 16:15 - Humeur - Commentaires [5] - Permalien [#]

Un Pistolet pour Ringo

Un groupe de bandits dévalisent la banque de la ville et se réfugient dans une ferme en prenant tout le monde en otage. Seul Ringo, emprisonné pour meurtre, peut mettre fin à cet acte terroriste et ramener la fiancée du shérif vivante.
Réalisé par Duccio Tessari, Un Pistolet pour Ringo marque l'arrivée du personnage de Ringo, devenu  plus ou moins culte depuis son apparition en 1965. C'est Giuliano Gemma (crédité parfois sous le pseudonyme de Montgomery Wood et vu dans Ténèbres de Dario Argento) qui interprète avec beaucoup de charisme ce pistolero atypique qui prend un malin plaisir à provoquer à peu près tous ceux qui lui barrent la route. Le ton du film est d'ailleurs assez étrange puisque les scènes très violentes (exécution des otages) sont systématiquement désamorcées par des scènes désopilantes qui s'inscrivent dans la grande tradition de la comédie italienne. L'ensemble n'en demeure pas moins parfaitement cohérent même si le scénario ne semble être qu'un prétexte pour enchaîner les scènes marquantes les unes derrières les autres tout en servant au maximum Giuliano Gemma. Reste que la principale déception de ce film est la musique originale écrite par Enio Moricone qui n'est malheureusement pas vraiment à la hauteur. Chose étonnante pour un compositeur qui a su inscrire quelques grands thèmes du western dans l'inconscient collectif (Le Bon, La Brute et le Truand en est un excellent exemple). Pour faire simple, on peut dire que Un Pistolet pour Ringo est tout de même un excellent western qui devrait réjouir les amateurs du genre.

Posté par Bob Lemorse à le mardi 08 février 18:43 - Critiques / Articles - Commentaires [2] - Permalien [#]

Avec Django la Mort est là

Après s'être emparé d'un trésor, Django voit les membres de sa bande tués par des assassins sans scrupule. Il décide alors de les venger et de récupérer le butin...
Avec Django la Mort est là est donc une histoire de vengeance comme on en voit souvent avec un  Richard Harrison convainquant dans le rôle du justicier solitaire. Il n'est d'ailleurs pas étonnant de retrouver un acteur comme Harrison dans un western italien puisque ce dernier correspond parfaitement aux standards de l'époque : belle gueule, beaux yeux et belle musculature. Il n'en fallait parfois pas plus. Si le début du film part plutôt bien, le récit est légèrement plombé au milieu par des scènes sans grande originalités mais toujours réalisées avec beaucoup de classe par Antonio Margheriti. Heureusement, la fin rattrape bien ce petit problème. Il est intéressant de noter que ce film de Margheriti louche pas mal du côté du policier. En effet, Django ignore l'identité d'un des hommes qui a tué ses amis, ce qui nous amène inévitablement à une révélation finale. Laquelle entraîne un duel à mort entre Django et son ennemi dans un décor étrange : une mine de souffre ! Un drôle de décor magnifiquement éclairé pour un final assez réussi. Cette énigme policière donne un cachet résolument original à ce western, sans toute fois arriver à le hisser vers les sommets du genre squattés par Corbucci ou Leone. Finalement Avec Django la Mort est Là s'en tire bien et se laisse regarder sans déplaisir. De plus, ce métrage de Margheriti offre une alternative intéressante aux piliers du western spaghetti (Il Etait une Fois dans l'Ouest ou Django par exemple). A découvrir.

Posté par Bob Lemorse à le vendredi 04 février 20:22 - Critiques / Articles - Commentaires [2] - Permalien [#]



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