Bande annonces de la Shaw Brothers
Décidément, trainer sur le site DeVilDead n'apporte que des bonnes choses puisqu'un gentil forumeur a fourni un fantastique lien permettant d'accéder à un paquet de bandes annonces des films de la Shaw Brothers (productrice de films comme L'Hirondelle d'Or ou La Rage du Tigre). De quoi passer un bon moment !
Les beaux cinémas
Découverte aujourd'hui d'un site formidable depuis le forum DeVilDead.
Silver Screens nous amène à
la rencontre des cinémas du monde. Entre les salles parisiennes, celles
de Nantes, de New York ou encore de Chicago il y a de quoi passer
quelques bons moments sur ce site. D'ailleurs, j'y retourne !
Les Larmes d'un Héros
Premier film de guerre de John Woo pas très bien maîtrisé, Les Larmes d'un Héros n'en est pas moins symptomatique du style du cinéaste hongkongais.
Des mercenaires kidnappe un général producteur de drogue et déchaînent
les foudres de l'armée vietnamienne qui part à leur recherche.
Bric-à-brac d'idées étranges, Les Larmes d'un Héros
a été réalisé en 1986 par John Woo qui a transgressé le scénario pour
obtenir un film plus personnel. Le studio, déçu par le résultat, a
alors débauché un autre réalisateur pour retourner quelques scènes (en
particulier la séquence de sexe qui n'a visiblement rien à faire là !).
Le film en l'état n'est donc que partiellement représentatif du montage
voulu par son réalisateur. N'importe comment, le résultat est loin
d'être bon. En effet, si l'on reconnaît parfaitement les thèmes
récurrents du cinéma de John Woo, on ne peut nier que l'ensemble
souffre d'une trop grande naïveté pour permettre au spectateur
d'apprécier ce métrage. Bien sûr, tous les films du maître de l'action
sont emprunt d'une naïveté touchante ce qui leur confère un attrait
caractéristique. En particulier lorsque les séquences ultra violentes
se succèdent, créant ainsi un contraste étonnant avec, par exemple, le
thème de l'amitié chère au metteur en scène. Reste que dans le cas de Les Larmes d'un Héros,
tout semble ridicule car souvent poussé à l'extrême. On pense notamment
à la relation qu'entretient le héros avec son fils ou aux réactions
étonnantes des mercenaires lorsqu'un de leurs amis meurt. Heureusement,
l'amateur d'action y trouvera quand même son compte grâce aux
nombreuses séquences spectaculaires que le film réserve (enfin si on
aime le style bourrin à la Rambo 2 bien sûr).
Finalement, Les Larmes d'un Héros
se trouve être un film indubitablement mauvais. Ses personnages
caricaturaux, son manque d'originalité et ses passages d'actions
inefficaces en terme de mise en scène achèveront le premier fan de Woo
venu. Néanmoins, ce film pose tout de même les bases des thèmes majeurs
qui seront le centre de l'oeuvre du metteur en scènes quelques années
plus tard avec A Toute Epreuve, The Killer et surtout Une Balle dans la Tête. A réserver uniquement aux fans.
Le Dernier Jour de la Colère
Réalisé par Tonino Valerii en 1968, Le Dernier Jour de la Colère est un western italien de qualité qui préfigure la grande réussite qu'est Mon Nom est Personne (toujours de Valerii en 1973).
Scott est un jeune homme constamment maltraité par ses concitoyens car
il est « un bâtard », fils d'un parent indien et d'un autre
américain. Ainsi, pour gagner sa vie il est obligé de s'acquitter des
tâches les plus basses (essentiellement ménagères). Un jour, un homme
arrive et le prend sous son aile.
Ce métrage est une sorte de voyage initiatique pour Scott (incarné par
Giuliano Gemma) qui suit les pas du pistolero Talby (Lee Van Cleef)
afin d'apprendre le métier de hors la loi. La psychologie des
personnages est assez poussée pour ce type de film et même les seconds
rôles sont suffisamment consistants pour maintenir l'attention du
spectateur. Par contre, l'action manque quelque peu et, sans que cela
nuise forcément au film, on peut dire que les fusillades sont
rapidement expédiées. Nous ne sommes donc évidemment pas en présence
d'un film d'action. De plus, l'excellente interprétation de Gemma
(propulsé sur le devant de la scène par Un Pistolet pour Ringo) et Lee Van Cleef sert à merveille l'histoire adaptée d'un roman de Ron Barker.
La direction choisie par Tonino Valerii est opposée à celle de Sergio
Leone - on se souvient des duels, de l'humour et de l'histoire souvent
très simple – et confère à Le Dernier Jour de la Colère
un ton résolument différent qui permettra aux plus sceptiques de se
mettre doucement au western spaghetti. Pour les autres, cette bande
s'impose simplement comme une oeuvre d'excellente facture.
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Terror Firmer
La firme américaine Troma
est la plus vieille société productrice de film américaine
indépendante. Bien connue des fans de films horrifiques bien débiles
(et donc forcément drôles) et en particulier pour la série des Toxic Avenger, Troma continue de produire des films qui -malheureusement- ne s'exportent pas toujours très bien en Europe. Terror Firmer fait donc partie des titres encore inédits chez nous...
L'histoire nous montre comment une équipe de ciné réalise un nouvel épisode de la série des Toxic Avenger.
Le réalisateur a beau être aveugle, il ne demeure pas moins
parfaitement efficace et maîtrise tous les aléas de la production. Et
des problèmes, il y en a tout un wagon. Surtout qu'un psycho-killer
vient perturber le tournage en exécutant froidement les membres de
l'équipe...
Une chose est certaine, l'originalité du pitch est
toute relative et tient surtout dans son traitement. Un traitement
forcément barré puisque le tout est réalisé par un Loyd Kaufman en
grande forme qui rivalise de mauvais goût pour faire marrer les
spectateurs. Tout l'esprit Troma est donc bel et bien présent et on
retrouve avec plaisir les scènes gentillement sexy (un couple fait
l'amour devant la caméra en oubliant que toute l'équipe technique les
regarde, un bon paquet de poitrine nue, etc.) mêlées à du bon gros gore
qui tâche - sans compter encore les scènes ou il est question de
vomi... Et du sang il y en a des litres ! On retrouve cet ingrédient
dans des séquences plus ou moins originales mais qui méritent de rester
dans les mémoires (mention spéciale au mec broyé par un t'escalator).
D'ailleurs, l'interprétation est globalement nulle et la mise en scène
fait le strict minimum. D'ailleurs, on retrouve Ariel Wizman (qui se
fait amputer d'une jambe) ainsi que Edouard Baer (aux prises avec du
vomi dans une voiture) ainsi que d'autres gest stars dans des caméos
mémorables. Bref, malgré les défauts de ce genre de production (le
manque de moyen est évident), il est impossible de s'ennuyer à la
vision de Terror Firmer.
Mais, la chose qui frappe le plus, c'est la volonté de Kaufman de faire
de sa bobine un véritable manifeste en faveur du cinéma indépendant
tout en rendant hommage à tous les gens qui permettent ce type de
productions. Ainsi, le thème majeur de cette bande est bel et bien le
cinéma. On se retrouve alors en terrain connu et les blagues fusent
dans tous les sens (même Spielberg s'en prend dans la tronche),
transformant le film en une espèce de Scream délirant dopé aux hormones.
Un bon point pour un film chaudement recommandé aux amateurs de délires de qualité. "Let's make some art !"
Je vole ou je télécharge ?
Bientôt, il faudra se poser la question. Est-il plus intéressant de
voler le DVD qu'on désire dans un magasin pas loin de chez soit que de
le télécharger ? Cruel dilemme n'est-ce pas... Je recommande bien sûr à
tous ceux qui désirent un film de se le procurer par des moyens légaux
(il faut acheter ou louer le film) mais pour ceux qui se pose
réellement la question, il existe une réponse. Le lien étant en anglais, je vous propose un court résumé :
- On peut ne pas avoir de sanction si on se fait prendre pour vol
- Les peines encourues pour du téléchargement sont démesurées par rapport à celle encourue pour du vol à l'étalage
- Winona Ryder a déjà testé tout cela pour nous (le vol a l'étalage)
Un Pistolet pour Ringo
Un groupe de bandits dévalisent la banque de la ville et se réfugient
dans une ferme en prenant tout le monde en otage. Seul Ringo,
emprisonné pour meurtre, peut mettre fin à cet acte terroriste et
ramener la fiancée du shérif vivante.
Réalisé par Duccio Tessari, Un Pistolet pour Ringo marque l'arrivée du
personnage de Ringo, devenu plus ou moins culte depuis son
apparition en 1965. C'est Giuliano Gemma (crédité parfois sous le
pseudonyme de Montgomery Wood et vu dans Ténèbres de Dario Argento) qui
interprète avec beaucoup de charisme ce pistolero atypique qui prend un
malin plaisir à provoquer à peu près tous ceux qui lui barrent la
route. Le ton du film est d'ailleurs assez étrange puisque les scènes
très violentes (exécution des otages) sont systématiquement désamorcées
par des scènes désopilantes qui s'inscrivent dans la grande tradition
de la comédie italienne. L'ensemble n'en demeure pas moins parfaitement
cohérent même si le scénario ne semble être qu'un prétexte pour
enchaîner les scènes marquantes les unes derrières les autres tout en
servant au maximum Giuliano Gemma. Reste que la principale déception de
ce film est la musique originale écrite par Enio Moricone qui n'est
malheureusement pas vraiment à la hauteur. Chose étonnante pour un
compositeur qui a su inscrire quelques grands thèmes du western dans
l'inconscient collectif (Le Bon, La Brute et le Truand en est un
excellent exemple). Pour faire simple, on peut dire que Un Pistolet
pour Ringo est tout de même un excellent western qui devrait réjouir
les amateurs du genre.
Avec Django la Mort est là
Après s'être emparé d'un trésor, Django voit les membres de sa bande
tués par des assassins sans scrupule. Il décide alors de les venger et
de récupérer le butin...
Avec Django la Mort est là est donc une histoire de vengeance comme on en voit souvent avec un Richard Harrison
convainquant dans le rôle du justicier solitaire. Il n'est d'ailleurs
pas étonnant de retrouver un acteur comme Harrison dans un western
italien puisque ce dernier correspond parfaitement aux standards de
l'époque : belle gueule, beaux yeux et belle musculature. Il n'en
fallait parfois pas plus. Si le début du film part plutôt bien, le
récit est légèrement plombé au milieu par des scènes sans grande
originalités mais toujours réalisées avec beaucoup de classe par
Antonio Margheriti. Heureusement, la fin rattrape bien ce petit
problème. Il est intéressant de noter que ce film de Margheriti louche
pas mal du côté du policier. En effet, Django ignore l'identité d'un
des hommes qui a tué ses amis, ce qui nous amène inévitablement à une
révélation finale. Laquelle entraîne un duel à mort entre Django et son
ennemi dans un décor étrange : une mine de souffre ! Un drôle de décor
magnifiquement éclairé pour un final assez réussi. Cette énigme
policière donne un cachet résolument original à ce western, sans toute
fois arriver à le hisser vers les sommets du genre squattés par
Corbucci ou Leone. Finalement Avec Django la Mort est Là
s'en tire bien et se laisse regarder sans déplaisir. De plus, ce
métrage de Margheriti offre une alternative intéressante aux piliers du
western spaghetti (Il Etait une Fois dans l'Ouest ou Django par exemple). A découvrir.

