Fête du cinéma, le bilan
Voici un petit avis sur les films que j'ai vu pendant la fête du cinéma.
Je fais court donc ça ne veut pas dire grand chose mais vous aurez ainsi mon "impression" sur chaque film que j'ai vu.
- Madagascar : sympa mais pas franchement transcendant. Quelques rires et c'est tout. Pas mal.
- L'Interprète : bon scénario malgré quelques clichés du genre (l'histoire d'amour entre la fille et le flic). Le film installe bien son intrigue. Pas mal.
- Sa Mère ou moi : Jennifer Lopez plus nulle que jamais. Scénario plus con que jamais. Jane Fonda en roue libre. Le plus mauvais film de l'année.
- My Summer of Love : film intéressant et bien interprèté. Dommage que Créatures Célestes soit déjà passé par là !
- Dear Wendy : rondement mené sur la quasi totalité du métrage, le film se gauffre sur la fin. Passable.
- L'Amour aux Trousses : intrigue policière franchement nulle mais beau duo comique (Dujardin + Elbé). On rit parfois. Regardable.
- Creep : film de monstre proche de la nullité complète mais disposant d'un final qui sort des sentiers battus. On a vu plus mauvais mais c'est largement insuffisant pour sauver le film.
- Crazy Kung-Fu : Stephen Chow revient en forme. Légère déception mais le film est sans doute le meilleur divertissement sortit cette année.
- Au suivant ! : Alexandra Lamy joue -très- mal. L'histoire est inintéressante mais Clovis Cornillac sauve le film. Juste mauvais.
- Douches Froides : pour une fois, un film français qui réussit sur l'adolescence. Imparfait mais franchement intriguant, c'est un bon film quoi.
- Assaut sur le central 13 : largement moins bon que l'original mais très bourrin et premier degré. Pas mal donc.
Star Wars : Episode III
Ca y est, on a le dernier volet de la première trilogie Star Wars ! Ouiiiiii c'est bonnnnnn !
Maintenant que je me suis joint à la folie générale autour du phénomène, je pense qu'un léger retour en arrière s'impose.
Les premiers épisodes (La Menace Fantôme
surtout) ressemblaient à s'y méprendre à des films TV poussifs destinés
à des pré-adolescents en manque de science fiction. D'ailleurs, aucune
scène de ces deux films n'arrivait à la cheville de la scène finale de L'Empire Contre Attaque ou des combats inter-galactiques de La Guerre des Etoiles.
Je pense que tout le monde sera d'accord là dessus. L'orientation prise
par Lucas était toutefois prévisible. On se souvient, en effet, des
films sur les Ewoks sortis après Le Retour du Jedi.
Les brides de ce qui allaient arriver des années plus tard étaient déjà
présentes dans ce film : des bestioles sympas et franchement niaises
ridiculisent les rebelles en frittant les méchants de l'Empire à l'aide
de cailloux !
Tout cet esprit se retrouve d'ailleurs dans la
nouvelle trilogie. Après avoir décidé de raconter la rencontre d'Anakin
Skywalker avec son maître (La Menace Fantôme), Lucas inscrivait sa nouvelle saga dans un registre résolument enfantin. Là où La Guerre des Etoiles
nous montrait la lutte d'un jeune adulte contre l'Empire du mal, à
côté, le premier film de la nouvelle trilogie fait figure de film pour
enfant. Tout est dit.
Une fois ceci bien en tête, tout tombe sous le sens. L'Episode I
laisse pratiquement de côté tout enjeu politique de l'histoire pour se
centrer sur un gamin doué pour le pilotage d'engins divers. La guerre
en toile de fond est tellement pathétique (des grenouilles débiles
affrontent des robots débiles) qu'elle a même du mal à s'insérer dans
cette nouvelle trilogie. Je ne parle même pas du méchant de l'histoire
(Darth Maul), puisque Lucas n'en parle pas non plus... L'Episode II est
déjà d'un niveau bien meilleur puisque l'intrigue politique commence
juste à se nouer. On découvre aussi Anakin qui a mûrit physiquement
mais possède quand même un côté étrangement niais ! La position d'Obi
Wan semble étrangement neutre dans toute la trilogie et cet épisode
n'apporte strictement rien au personnage qu'on a découvert dans le
premier épisode. Les scènes d'action varient du très moyen (l'arêne) au
plutôt sympa (la poursuite du début) sans toutefois s'aventurer trop
loin. Lucas veut ainsi dénoncer la guerre mais se refuse à montrer
l'ampleur du résultat. Un choix discutable mais finalement logique.
Arrive maintenant le dernier épisode de la trilogie : La Revanche des Siths.
On assiste dans cet opus au passage du côté obscure du héros, Anakin
Skywalker. Si on admet volontiers que le sujet principal de ces
nouveaux épisodes est le passage d'une démocratie à une dictature –
comme le crie Georges Lucas - , on peut néanmoins s'interroger
grandement sur la façon dont l'histoire nous est contée. On assiste
donc, médusé, à des scènes comme celle ou le méchant s'auto-proclame
empereur devant des sénateurs lui faisant une standing ovation ?! Les
sénateurs seraient-ils tous cons ? Encore une idée à creuser si vous
voulez mon avis... La simplicité de l'intrigue n'est pas étrangère à
l'âge moyen du public ciblé par la franchise. On y revient forcément
mais une scène comme celle de la destruction du sénat n'a pas d'autre
fonction que de montrer que le sénat n'est plus fonctionnel.
Cet
épisode est surtout celui du plus gros bidouillage de la série. Je sais
pas si vous vous rendez compte mais il faut que tout soit raccord entre
le troisième et le quatrième épisode ! Les dernières minutes sont
d'ailleurs assez symptomatiques de ce problème. En accumulant à la fin
du métrage une série de détails inutiles pour le film (comme les
droides qui se font effacer la mémoire), mais au combien importants
pour la cohérence de l'ensemble, Lucas manque de justesse de rater le
final de son oeuvre.
Heureusement quelques beaux moments viennent
égayer l'ensemble. Une séquence formidable nous montre Anakin et Padmé,
silencieux, se cherchant du regard depuis leur appartement donnant sur
la ville sombre. Quelques beaux combats aussi et un général adverse
très charismatique permettent à La Revanche des Siths
de s'élever au rang d'agréable divertissement. Mais c'est tout. En
regardant l'ensemble de la trilogie, on ne peut s'empêcher de penser
que c'est le pathétique qui a gagné. Lucas a sans doute été effrayé par
les possibilités offertes par son histoire car, sinon, comment
expliquer les oublis de cette nouvelles trilogie ? Pourquoi n'a-t-on
pas eu de bataille spatiale d'envergure ? Pourquoi ne voit-on pas les
premiers agissements de l'Empire ? (bon ok, les jedis sont morts... Et
après ?)
En tout cas, pour en arriver où on en est maintenant, un
seul film de 3h30 étaient largement suffisant. Car plutôt que de
soulager ses fans, Lucas n'a fait qu'ajouter à leur frustration en se
pliant à une idéologie marketing volontairement enfantine.
Reste que malgré tout, cet Episode III est le plus satisfaisant des derniers Star Wars.
Frères de Sang
Réalisé par Chang Cheh en 1973, Frères de Sang (Blood Brothers)
s'inspire d'évènements historiques. L'histoire commence par l'assassina
d'un mandarin chinois par son frère de sang. Ce dernier passe ensuite
rapidement aux aveux, relatant ainsi comment il en était arrivé à tuer
l'homme qu'il considérait comme sont frère...
La production Shaw
Brother a été énorme et on peut considérer que les films de Chang Cheh
figurent désormais parmi les plus appréciés. Bien que n'étant pas
spécialement très populaire (contrairement à L'Hirondelle d'Or ou La Rage du Tigre), Frères de Sang est néanmoins très plaisant.
Sous
prétexte d'une transcription d'un fait historique, Chang Cheh réalise
un film de kung-fu, parfaitement maîtrisé, centré autour de quatre
personnages principaux. Ainsi, l'ambition prononcée d'un des personnage
brise la vie de ceux qui l'entourent. Un thème maintes fois exploité au
cinéma mais qui fonctionne toujours, pour peu que le film soit bien
fait. (le chef d'oeuvre du genre étant Une Balle dans la Tête de John Woo) Les
scènes d'action sont très réussies et il n'est pas rare de retrouver
les héros aux prises avec des dizaines d'agresseurs, voir une centaine
parfois ! Niveau spectacle, on ne peut demander mieux de la part d'un
film de kung-fu. L'interprétation est aussi à la hauteur des
espérances, notamment David Chiang Dai We qui illumine chaque pièce
dans laquelle il rentre.
Même si l'on regrette certains recyclage
propre au genre (le héros se "réveille" à la perte d'un être cher,
celui-ci mourant généralement dans d'atroces souffrances) Frères de Sang est un divertissement de très bonne facture, idéal pour les fanatiques du genre.
Vous reprendrez bien un peu de Super-8 ?
Le blog Boing Boing.Net nous propose aujourd'hui un très bon site consacré aux films édités au format Super-8.
On peut y trouver les pochettes des films édités sur ce format et sans doute beaucoup d'autre chose si j'avais été plus assidu en cours d'allemand. Voici tout de même de quoi remémorer à certains un paquet de souvenirs ^_^
Les sites de cinoche se mettent au blog !
Oui, on dirait que c'est la mode. Plusieurs sites très connus de cinéma se sont mis au service de blog pour leurs lecteurs. On trouve donc un tel service sur le site DVDRama. Si la qualité rédactionnelle du site a toujours été limite (avis personnel et purement subjectif), il faut maintenant compter sur les messages des lecteurs (le forum du site est aussi un modèle de n'importe quoi) ! Une certaine idée de la cohérence rédactionnelle en somme... Heureusement, je suis sûr qu'on trouvera aussi des messages intéressants. De l'autre côté, on trouve le jumeau payant mais qualitativement supérieur, Ecran Large qui propose aussi à ses lecteurs le même service.
Franchement, je me pose vraiment la question de l'intérêt que peut avoir un site à proposer ce genre de service. N'étant pas spécialisé dans le blogging, un site à fort contenu rédactionnel pourrait souffrir d'une mauvaise image s'il était continuellement associé à des propos approximatifs.
Bref, si vous voulez taquiner du blog, je vous conseille tout de même de créer votre carnet sur un site spécialisé qui proposera surement une offre beaucoup plus complète au niveau fonctionnel.
ps : messieurs de Ecran Large et DVDRama, vous avez pas du boulot pour moi ? (ben quoi...)
Last Man On Earth
Adaptation du roman culte Je Suis une Légende de Richard Matheson, Last Man on Earth (1964) nous conte l'histoire du dernier homme sur Terre !
Une
mystérieuse épidémie s'est répandue sur toute la surface du globe,
transformant les populations infectées en êtres semblables à des
vampires. (ils ne supportent pas leur reflet dans un miroir, ne sortent
que la nuit et détestent l'ail)
Semblant immunisé contre la maladie,
le vie de Robert Morgan n'est faite que de sanglantes virées en plein
jour, entrant dans les maisons qu'il trouve sur son chemin pour
"détruire" les créatures qui s'y reposent...
Interprété par le grand
Vincent Price, ce film de Sidney Salkow n'est pas exempt de tout
reproche. Tout d'abord, si Matheson a participé à l'élaboration du
scénario, celui-ci (déçu par le résultat) figure au générique sous un
pseudonyme. Donc, Last Man on Earth n'est pas
vraiment fidèle au roman... Le fan risque d'être fortement décontenancé
par certains choix qui déservent ce métrage. (la profession du héros,
la fin) Ensuite, le rythme du film est beaucoup trop lent ! Impossible
d'éprouver la moindre frayeur dans ce cas, et, il est aussi difficile
de s'inquiéter réellement pour le héros de l'aventure. Heureusement, on
éprouve un plaisir certain à observer Robert enfermé dans sa maison à
attendre le levé du jour ou à le voir déambuler seul dans les rues de
la ville. Tout n'est donc pas raté.
Finalement, sans être un must du film d'horreur ou de science fiction, Last Man On Earth arrive à peu près à nous divertir l'espace de 85 minutes. Vite vu et vite oublié ; sur le même thème, on préféra revoir La Nuit des Morts Vivants...

