Focale Cinéma Weblog

Weblogue d'un cinéphage, critiques de films, news et chroniques diverses.

The Eye 2

theeye2Joey est enceinte et décide de se suicider. Elle loue une chambre d'hôtel et prévient la réception qu'on doit la réveiller impérativement à 8h. Peu avant l'heure fatidique, elle avale une quantité astronomique de cachets et laisse un message près d'elle indiquant qu'on doit l'emmener à l'hôpital. Après son réveil, elle commence à apercevoir des ombres étranges...
Après un premier épisode sympathique au final apocalyptique, on était en droit d'attendre une suite du même acabit. Malheureusement, The Eye 2 s'avère être un film terriblement poussif dont l'effet soporifique viendra à bout du spectateur le plus aguerri. Même s'il est une nouvelle fois question de fantômes, ceux-ci ne procurent aucun frisson. La première heure est d'ailleurs particulièrement éprouvante puisque le spectateur suit un seul personnage (les autres personnages sont tellement anecdotiques qu'il est même difficile de retenir un seul nom) qui semble avoir toujours un train de retard. Par exemple, Joey met un certain temps (plusieurs jours ? plusieurs mois ?) à découvrir qu'elle voit des fantômes !!! Heureusement la dernière demi-heure tente d'améliorer les choses grâce à quelques effets sanguinolents. Mais c'est déjà trop tard pour sauver le film du désastre, malgré quelques idées intéressantes mais sous-exploitées : l'impossible suicide final et la "fonction" des fantômes.
The Eye 2 est incontestablement raté sur presque tous les points (l'actrice principale, Shu Qi, s'en sort à peu près bien). A fuir !

Posté par Bob Lemorse à le jeudi 29 septembre 17:43 - Critiques / Articles - Commentaires [2] - Permalien [#]

Merci France 3

Je tiens à remercier la chaîne France 3 qui s'est permis de recadrer le film diffusé ce soir, le bien nommé La Machine à Explorer le Temps (le remake cela va de soit).
Pour faire simple disons que les trois quart des dates affichées à l'écran étaient erronées, puisque amputées des derniers ou des premiers chiffres ! Un scandale, surtout pour un film qui a pour thème de voyage dans le temps. Il était donc parfois impossible de savoir si le héros avait avancé ou reculé dans le temps et, surtout, combien de temps il avait voyagé.
Heureusement, le film était nul... Rendez-nous George Pal bordel !

Posté par Bob Lemorse à le mercredi 28 septembre 00:03 - Humeur - Commentaires [0] - Permalien [#]

L'Enfer des Armes - Director's Cut

enfer_des_armesIl existe deux versions de L'Enfer des Armes réalisé en 1983 par Tsui Hark. La première est celle que tout le monde connaît. Elle correspond en fait à une version censurée comportant des scènes retournées par Tsui Hark. La deuxième version, qu'on appellera Director's Cut, correspond à la vision originale de son auteur et avait complètement disparue, jusqu'à ce que l'éditeur HK Vidéo (avec la complicité du réalisateur) la récupère. C'est cette version dont il est question dans ce texte.
Pour tuer le temps trois jeunes fabriquent une bombe et la font exploser dans un cinéma. Ils se font malheureusement repérer par une fille qui entreprend de les faire chanter. Pour ne pas être dénoncé à la police, les garçons s'exécutent et posent encore plus de bombes... Alors que la situation est déjà extrêmement compliquée, ils mettent la main sur une importante somme d'argent appartenant à des malfrats étrangers.
Très proche d'Orange Mécanique, L'Enfer des Armes est une attaque virulente contre la société hongkongaise. Ainsi, sans réelle identité culturelle (Hong Kong était toujours une colonie, avec l'anglais comme langue officielle, alors que la ville est située en territoire chinois) les jeunes sont déboussolés et manquent totalement de repère. Tsui Hark (Seven Sword, Zu), alors dégoûté par les échecs consécutifs de ses deux premiers longs métrages, Histoires de Cannibales et Butterfly Murders, décide de se venger en réalisant un film s'inspirant d'un fait divers survenu au début des années 80 : des adolescents avaient bel et bien fait explosé une bombe dans un cinéma. Le résultat à l'écran est une oeuvre incroyablement violente qui présente le mal-être de toute une génération incapable de se projeter dans un avenir bien incertain en raison d'une rétrocession imminente (qui eu lieu en 1997). Les ados tuant alors le temps avec des actes terroristes qu'ils trouvent plutôt amusant ! Pire, le réalisateur semble prendre un malin plaisir à torturer ses personnages, comme l'atteste le dernier tiers du film particulièrement éprouvant. On peut noter aussi une certaine antipathie de Tsui Hark pour l'occident (les étrangers sont toujours des personnages plutôt mauvais ), un aspect qu'on retrouvera aussi plus tard dans l'excellent Il Etait une Fois en Chine (avec Jet Li).
L'Enfer des Armes est donc un réel chef-d'oeuvre indispensable qui ne souffre que d'un seul problème : la rareté de la version Director's Cut (heureusement disponible sur DVD en France). Un film dont on ne peut sortir indemne...

Posté par Bob Lemorse à le mardi 27 septembre 14:23 - Critiques / Articles - Commentaires [0] - Permalien [#]

Bis Art Cinéma 4

bisart4Comme promis, le nouveau numéro de Bis Art Cinéma vient de sortir.
Au sommaire, un programme uniquement consacré à l'éditeur Bach Films (et en particulier ses films de kung-fu) qui sort de nombreux films obscures sur support DVD. Ces disques étant nombreux et disponibles à un prix modique, il était temps que quelqu'un se penche sur la question. C'est désormais chose faite puisque cet Ezine est disponible gratuitement sur la toile au format PDF.
Je signale par la même occasion l'existence d'une interview de Bach Films sur le sympathique site Horreur.com.

Posté par Bob Lemorse à le mercredi 21 septembre 02:05 - Ezine / Fanzine - Commentaires [1] - Permalien [#]

Heroic trio

heroic_trioDans une espèce de Hong Kong futuriste, un mystérieux personnage invisible enlève des bébés. Aidée par une femme masquée adepte de kung-fu et d'une mercenaire, la police a pourtant énormément de mal à mettre la main sur le ravisseur.
Film de super héros venant de Hong Kong, Heroic Trio a tout du film barré et jouissif. Pourtant, au début, cela semble un peu mal parti. L'histoire met longtemps à se mettre en place et les différentes intrigues ne s'imbriquent pas très clairement (le lien qui uni les trois femmes est mal défini). De plus, Johnny To (The Mission, Fulltime Killer, Breaking News) semble avoir un peu de mal à diriger tout le monde. Ainsi, les scènes d'action et cascades paraissent complètement fauchée alors que les acteurs assurent réellement à tous les points de vue. Ceci n'est pas étonnant quand on sait que ce sont Maggie Cheung, Michell Yeoh, Anita Mui et Anthony Wong qui tiennent les rôles principaux. On a déjà vu pire en matière de casting ! Si la première partie est poussive, la deuxième partie du film part carrément dans tous les sens. Difficile alors de prendre au sérieux la plupart des scènes, surtout que Johnny To s'en donne à coeur joie avec certains passages particulièrement horribles : Wong qui mange son doigt fraîchement tranché, le même Wong qui use d'une guillotine volante pour décapiter quelques figurants, un massacre d'enfants (!!!), etc. Bref, plus le film avance et plus les situations s'en trouvent incroyables ; le film s'achevant d'ailleurs avec une sorte de remake gore et kung-fu du final de Terminator !
Heroic Trio est bel et bien un morceau de choix pour les amateurs de film hongkongais qui reste, malgré les faiblesses du début du métrage, incontestablement un vrai film fou comme on en voit rarement. A voir.

Posté par Bob Lemorse à le mardi 20 septembre 14:59 - Critiques / Articles - Commentaires [0] - Permalien [#]

Panique Année Zéro

paniqueTôt le matin, une famille quitte Los Angeles pour passer quelques jours de vacances à pécher dans un endroit reculé. Sur la route, ils sont les témoins d'une gigantesque explosion nucléaire qui ravage la cité des anges. Bientôt, les denrées se font rares et les gens sont peu à peu livrés à eux même. Il ne reste plus qu'une solution : se battre pour survivre.
Film catastrophe réalisé en 1962 par Ray Milland, Panique Année Zéro est emblématique des films d'anticipation américains des années 60. Ici, la menace nucléaire n'est pas seulement suggérée ou évoquée puisqu'elle au coeur même du récit. Si le film part dans une direction particulièrement séduisante,  les gens sont prêts à s'entre-tuer pour survivre, on est légèrement déçu par le rythme lent du film. Même si de bonnes idées surviennent régulièrement (les différentes situations rencontrée sur la route, les méthodes pour conserver la nourriture, etc.) ce film réserve finalement peu de surprise. Heureusement, Panique Année Zéro comporte quelques bons moments (la vengeance du père) et propose des images qui resteront graver dans les mémoires, comme l'astuce employée par le père pour traverser une route. Outre la présence d'une attaque atomique, l'ombre d'un conflit probable avec l'ex-URSS est présente à chaque instant (qui d'autre aurait pu menacer les Etats-Unis ?). Si on peut saluer les créateurs pour avoir osé aborder le sujet d'une attaque du sol américain, le message du film est malheureusement beaucoup trop commun, malgré un excellent début de récit. Un message qu'on peut résumer grossièrement par "les gentils s'en sortirons contrairement aux méchants". Rien de bien transcendant finalement !
Si Panique Année Zéro souffre d'un manque d'audace, il faut reconnaître qu'on passe un agréable moment devant cette série B. De plus, il est aussi intéressant de constater que certaines idées fortes du film sont toujours présentes dans des films d'anticipation récents comme La Guerre des Mondes (version Spielberg) - qui conserve une scène d'embouteillage sur une route surchargée.

Posté par Bob Lemorse à le vendredi 16 septembre 14:30 - Critiques / Articles - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le blog d'Albert

Medatic m'a appris l'existance du blog d'Albert Dupontel (acteur excellent et réalisateur de Bernie et Le Créateur). Une information d'autant plus intéressante que son prochain film, Enfermé Dehors, sortira au printemps prochain !
Ce sera aussi l'occasion pour nous de fouiller son site qui permet d'accéder au trailer et à de nombreux extraits de son oeuvre.

Posté par Bob Lemorse à le jeudi 15 septembre 00:33 - News - Commentaires [0] - Permalien [#]

Blogsearch

Google a mis en place un nouveau service de recherche qui permet uniquement d'effectuer une requête sur les blogs. Google Blog Search se veut donc l'outil idéal pour quiconque désire trouver un blog thématique (au hasard le cinéma ?) qui lui convienne parfaitement !
C'est à mon sens une bonne initiative. Reste maintenant à bien tester le moteur afin d'observer la pertinence des résultats...

Posté par Bob Lemorse à le mercredi 14 septembre 14:33 - News - Commentaires [0] - Permalien [#]

White Zombie

whitezombieMadeleine et Neil, un jeune couple, s'installent chez Monsieur Beaumont pour se marier. Malheureusement, Beaumont est amoureux de la jeune femme et c'est essentiellement dans l'espoir de la séduire qu'il les a invité à officialiser leur union chez lui. Bien vite, il se rend compte que seul l'inquiétant Legendre pourra aider Madeleine à se détourner de son fiancé. Mais à quel prix ?
C'est Victor Halperin qui réalise White Zombie en 1932. S'il est bien évidemment question de zombies dans ce film, il faut néanmoins préciser que le mort-vivant est ici présenté d'une façon très proche de son origine : à travers le Vaudou. Ainsi, les zombies en question sont avant tout des personnes ensorcelées et contrôlées par un sorcier adepte de la magie noire. White Zombie se trouve être, apparemment, le premier long métrage à utiliser ces fameux personnages devenus ensuite cannibales après que George A. Romero se soit intéressé à leur cas avec La Nuit des Morts Vivants.
Le personnage le plus inquiétant du métrage, Legendre, est magistralement interprété par un Bela Lugosi usant d'un bel accent européen. Comme d'habitude, Lugosi instaure aussi une présence bien physique à son personnage (regard sombre, jeu de mains, etc) qui achève de le faire rentrer au panthéon des figures marquantes du cinéma fantastique. Car finalement, Neil – le fiancé – se révèle être un personnage plutôt inintéressant qui se réfugie dans l'alcool après avoir perdu sa compagne. Aidé par le docteur Bruner (le sympathique Joseph Cawthorn) il va alors, en même temps que le spectateur, tout apprendre de la magie noire et de la main d'oeuvre zombifiée de Legendre.
White Zombie constitue donc un divertissement honorable, bien qu'un peu long. Certaines parties auraient mérité d'être un peu plus ramassées pour conserver le côté horreur du film... De plus, il faut admettre que les zombies ne font pas vraiment peur. On imagine sans peine la terreur occasionnée par ces personnages il y a 70 ans mais, maintenant, comparés aux avatars de Romero, ces zombies sont presque ridicules. White Zombie a donc perdu de sa superbe au fil des années mais conserve pourtant un charme indéniable.

Posté par Bob Lemorse à le mardi 13 septembre 23:11 - Critiques / Articles - Commentaires [0] - Permalien [#]

Warlock, la Rédemption

warlock3Après avoir apprit que la maison de sa famille allait être détruite, la jeune Kris décide d'aller y passer la nuit dans l'espoir d'en apprendre plus sur ses parents. Elle est alors rejoint par ses amis, un historien et un architecte étrange...
Ce troisième (et dernier ?) épisode de la série dédiée à un magicien maléfique appelé Warlock est loin d'être une réussite. Pourtant, le potentiel était bel et bien présent. L'histoire intrigante et la galerie de personnages présents avaient tout pour intéresser le spectateur. Malheureusement, le résultat se révèle vite catastrophique. Tout d'abord, la mise en scène de Eric Freiser est tout juste digne d'une série télé bas de gamme. Se contentant juste de poser sa caméra en face de ses acteurs, le réalisateur oublie petit à petit qu'il est entrain de travailler sur un film d'horreur. Il impose alors un rythme de plus en plus lent à son récit détruisant ainsi inévitablement toute forme de tension. Il faut alors attendre les vingt dernières minutes pour trouver quelques idées amusantes (comme ce plan ou l'héroïne se voit indéfiniment courir dans un bois dans la tradition d'Opération Peur de Mario Bava). Les personnages, quant à eux, avaient un potentiel intéressant. Possédant pourtant un caractère bien défini (le couple SM, la fille mystique, le musicien, le futur homme d'affaire), ceux-ci sont totalement inexploités ou alors en dépit du bon sens (la sorcière en est le parfait exemple). Bref, tout cela n'est pas très reluisant et le Warlock (interprété par Bruce Payne) a bien du mal a relever le niveau. Autant dire que ce ne sont pas les quelques mises à mort qui parviendront à sortir le plus fantasticophile des spectateurs de sa torpeur.
En résumé, Warlock, la Rédemption se révèle être une fois de plus un beau gâchis. A éviter donc.

Posté par Bob Lemorse à le vendredi 09 septembre 14:13 - Critiques / Articles - Commentaires [0] - Permalien [#]



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