Focale Cinéma Weblog

Weblogue d'un cinéphage, critiques de films, news et chroniques diverses.

Danger : Diabolik!

danger_diabolik_petitL'Etat a beau faire tout ce qu'il peut, la criminalité grimpe et rien ne peut stopper les bandits en tout genre. Le principal problème de la police se nomme Diabolik : un criminel qui ridiculise sans cesse les forces de l'ordre.
Sommet du cinéma pop des sixties, Danger : Diabolik! est une vraie perle. Adaptée de fumetti (bande dessinée italienne), le film de Mario Bava (La Planète des Vampires) impose à l'écran un personnage de Bd pourtant maléfique. Il est en effet question d'un hors la loi et pas d'un super héros protecteur de ses concitoyens, comme le sont Superman, Batman et Spider-man. Outre cette particularité, Danger : Diabolik! se situe dans un univers franchement décalé et ultra coloré. Il faut alors souligner l'excellente  mise en scène de Mario Bava (en particulier les jeux de miroir et les plans imitant le découpage des pages de Bd) qui donne vie parfaitement à ce monde à la fois kitch, étrange et très fun. Les scènes franchement excellentes se succèdent sans cesse (l'amour sous les billets, les gaz hilarants, la boîte de nuit, l'escalade, l'avion, etc.) et transforme ce métrage en divertissement de premier choix. Même l'interprétation (dont celle résolument incroyable de John Philip Law, toujours en mouvement, dans son costume de Diabolik) est à la hauteur, surtout que le casting est loin d'être inintéressant avec Law, la belle Marisa Bell et Michel Piccoli en tête. De plus, il paraît impossible de parler de ce film sans évoquer la partition musicale de Ennio Moricone. Celle-ci insuffle aux scènes d'action un style bien particulier et inimitable. Une musique entraînante qui restera certainement dans les mémoires.
Malgré ses qualités évidentes, Danger : Diabolik! pourrait rebuter certains spectateurs en raison de son côté décalé... Chose qui serait vraiment dommage tant le film est divertissant !

Posté par Bob Lemorse à le dimanche 23 octobre 15:22 - Critiques / Articles - Commentaires [4] - Permalien [#]

Petite pause

Oui, le blog est en stand-by. Non, l'aventure est loin d'être finie. Je posterai un texte ce week end, mais la fréquence des messages a nettement diminué ces derniers jours. J'espère pouvoir poster deux ou trois messages par mois. I'll be back comme dirait l'autre !

Posté par Bob Lemorse à le jeudi 20 octobre 19:17 - Humeur - Commentaires [0] - Permalien [#]

Wallace et Gromit mettent le feu...

wallace_petitAprès avoir pris la pôle position du box-office US grâce aux nouvelles aventures de Wallace et Gromit, les gens de Aardman (déjà responsablent de Chicken Run) ont vu un incendie détruire une partie de leur studio.
Si les décors de leur dernier film Wallace et Gromit et le Mystère du Lapin-garou sont intactes, ceux de Chicken Run et des précédents Wallace et Gromit sont malheureusement perdus.
Une enquête est en cours pour déterminer l'origine de l'incendie...

Posté par Bob Lemorse à le mardi 11 octobre 11:51 - News - Commentaires [1] - Permalien [#]

Sabata

sabata_petitDes brigands réussissent à s'emparer d'un coffre fort, pourtant bien gardé, contenant 100 000 dollars. Alors que les habitants de la petite ville s'organisent et patrouillent dans toute la région pour retrouver leur argent, Sabata parvient à liquider les bandits et à ramener l'argent. Bien vite, celui-ci sent que la situation peut tourner à son avantage.
Sabata est un western italien franchement sympathique tourné en 1969 alors que le genre est à son apogée. S'inspirant de la trilogie des dollars de Sergio Leone, Gianfranco Parolini arrive pourtant à insuffler un peu de nouveauté à son film. Mis en scène correctement et interprété avec conviction, Sabata possède des caractéristiques qui lui sont propre. Ainsi, Sabata (Lee Van Cleef) est accompagné par deux personnages orignaux : un mexicain rigolo et un indien acrobate. Comme si cela ne suffisait pas, un joueur de banjo traîne souvent dans les parages histoire de renouveler les situations. Par contre, l'intrigue est réellement inspirée des premiers western de Leone (Pour une Poignée de Dollars, Et pour quelques Dollars de plus) et se contente de tourner autour de l'argent et de la cupidité des personnages. Heureusement la copie n'est pas parfaite et, si les similitudes sont là, le spectateur ne s'ennuie pas une seconde.
Gianfranco Parolini, surtout connu pour sa comédie d'action Les Fantastiques Supermen, a signé deux suites intitulées Le Retour de Sabata et Adios Sabata (le héros étant interprété cette fois par Yul Brynner).
Armé de quelques duels originaux (avec des vieux flingues ou un banjo), Sabata se révèle être un western spaghetti hautement recommandable pour les amateurs du genre.

Posté par Bob Lemorse à le lundi 10 octobre 18:50 - Critiques / Articles - Commentaires [0] - Permalien [#]

Akoibon

akoibonNader et son ami guitariste magouillent tranquillement devant leur étalage de chaussures de sport lorsqu'un couple de malfrats les emmène directement chez leur chef (Jeanne Moreau). Celle-ci confie alors une mission à Nader : ramener un vieux jet-seter, Chris Barnes, avant que son ami ne décède dans d'atroces souffrances.
Le ton est donné dès le générique, Akoibon est un film pop et tordu qui ne recule devant aucune audace. Si nous avons bien à faire à une comédie, le rire n'est toutefois pas toujours présent et le récit s'immiscent de temps à autre dans le registre du drame. Ceci aurait pu s'avérer gênant si les situations n'avaient pas souvent le mérite d'être inédites, voir surréalistes (le spectacle de Chris Barnes, la défection du personnage interprété par Benoît Poelvoorde). On en vient à l'interprétation souvent excellente (à l'exception d'Atmen Kélif qui semble plutôt mal à l'aise) et de premier plan avec Jean Rochefort en tête de liste. Seul le script peut laisser quelques spectateurs sur le carreau. Car, le dérapage - on en dira pas plus pour ne pas gâcher la surprise - qui intervient dans le dernier tiers du métrage ne semble pas parfaitement contrôlé par Baer. On suppose alors que l'improvisation a joué un rôle certain dans ce grand bazar.
Mais peu importe car, finalement, on passe un bon moment en compagnie de cette galerie de personnages farfelus (Francis Van Litsenborgh s'avère être génial dans le rôle du guide) et Akoibon se révèle être une comédie expérimentale qui mérite largement qu'on y jette un oeil.

Posté par Bob Lemorse à le lundi 03 octobre 12:25 - Critiques / Articles - Commentaires [0] - Permalien [#]



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