Danger : Diabolik!
L'Etat
a beau faire tout ce qu'il peut, la criminalité grimpe et rien ne peut
stopper les bandits en tout genre. Le principal problème de la police
se nomme Diabolik : un criminel qui ridiculise sans cesse les forces de
l'ordre.
Sommet du cinéma pop des sixties, Danger : Diabolik! est une vraie perle. Adaptée de fumetti (bande dessinée italienne), le film de Mario Bava (La Planète des Vampires)
impose à l'écran un personnage de Bd pourtant maléfique. Il est en
effet question d'un hors la loi et pas d'un super héros protecteur de
ses concitoyens, comme le sont Superman, Batman et Spider-man. Outre cette particularité, Danger : Diabolik!
se situe dans un univers franchement décalé et ultra coloré. Il faut
alors souligner l'excellente mise en scène de Mario Bava (en
particulier les jeux de miroir et les plans imitant le découpage des
pages de Bd) qui donne vie parfaitement à ce monde à la fois kitch,
étrange et très fun. Les scènes franchement excellentes se succèdent
sans cesse (l'amour sous les billets, les gaz hilarants, la boîte de
nuit, l'escalade, l'avion, etc.) et transforme ce métrage en
divertissement de premier choix. Même l'interprétation (dont celle
résolument incroyable de John Philip Law, toujours en mouvement, dans son costume de Diabolik) est à la hauteur, surtout que le casting
est loin d'être inintéressant avec Law, la belle Marisa Bell et Michel
Piccoli en tête. De plus, il paraît impossible de parler de ce film
sans évoquer la partition musicale de Ennio Moricone. Celle-ci insuffle
aux scènes d'action un style bien particulier et inimitable. Une
musique entraînante qui restera certainement dans les mémoires.
Malgré ses qualités évidentes, Danger : Diabolik!
pourrait rebuter certains spectateurs en raison de son côté décalé...
Chose qui serait vraiment dommage tant le film est divertissant !
Petite pause
Oui, le blog est en stand-by. Non, l'aventure est loin d'être finie. Je posterai un texte ce week end, mais la fréquence des messages a nettement diminué ces derniers jours. J'espère pouvoir poster deux ou trois messages par mois. I'll be back comme dirait l'autre !
Wallace et Gromit mettent le feu...
Après avoir pris la pôle position du box-office US grâce aux nouvelles aventures de Wallace et Gromit, les gens de Aardman (déjà responsablent de Chicken Run) ont vu un incendie détruire une partie de leur studio.
Si les décors de leur dernier film Wallace et Gromit et le Mystère du Lapin-garou sont intactes, ceux de Chicken Run et des précédents Wallace et Gromit sont malheureusement perdus.
Une enquête est en cours pour déterminer l'origine de l'incendie...
Sabata
Des
brigands réussissent à s'emparer d'un coffre fort, pourtant bien gardé,
contenant 100 000 dollars. Alors que les habitants de la petite ville
s'organisent et patrouillent dans toute la région pour retrouver leur
argent, Sabata parvient à liquider les bandits et à ramener l'argent.
Bien vite, celui-ci sent que la situation peut tourner à son avantage.
Sabata
est un western italien franchement sympathique tourné en 1969 alors que
le genre est à son apogée. S'inspirant de la trilogie des dollars de
Sergio Leone, Gianfranco Parolini arrive pourtant à insuffler un peu de
nouveauté à son film. Mis en scène correctement et interprété avec
conviction, Sabata possède des caractéristiques qui
lui sont propre. Ainsi, Sabata (Lee Van Cleef) est accompagné par deux
personnages orignaux : un mexicain rigolo et un indien acrobate. Comme
si cela ne suffisait pas, un joueur de banjo traîne souvent dans les
parages histoire de renouveler les situations. Par contre, l'intrigue
est réellement inspirée des premiers western de Leone (Pour une Poignée de Dollars, Et pour quelques Dollars de plus)
et se contente de tourner autour de l'argent et de la cupidité des
personnages. Heureusement la copie n'est pas parfaite et, si les
similitudes sont là, le spectateur ne s'ennuie pas une seconde.
Gianfranco Parolini, surtout connu pour sa comédie d'action Les Fantastiques Supermen, a signé deux suites intitulées Le Retour de Sabata et Adios Sabata (le héros étant interprété cette fois par Yul Brynner).
Armé de quelques duels originaux (avec des vieux flingues ou un banjo), Sabata se révèle être un western spaghetti hautement recommandable pour les amateurs du genre.
Akoibon
Nader
et son ami guitariste magouillent tranquillement devant leur étalage de
chaussures de sport lorsqu'un couple de malfrats les emmène directement
chez leur chef (Jeanne Moreau). Celle-ci confie alors une mission à
Nader : ramener un vieux jet-seter, Chris Barnes, avant que son ami ne
décède dans d'atroces souffrances.
Le ton est donné dès le générique, Akoibon
est un film pop et tordu qui ne recule devant aucune audace. Si nous
avons bien à faire à une comédie, le rire n'est toutefois pas toujours
présent et le récit s'immiscent de temps à autre dans le registre du
drame. Ceci aurait pu s'avérer gênant si les situations n'avaient pas
souvent le mérite d'être inédites, voir surréalistes (le spectacle de
Chris Barnes, la défection du personnage interprété par Benoît
Poelvoorde). On en vient à l'interprétation souvent excellente (à
l'exception d'Atmen Kélif qui semble plutôt mal à l'aise) et de premier
plan avec Jean Rochefort en tête de liste. Seul le script peut laisser
quelques spectateurs sur le carreau. Car, le dérapage - on en dira pas
plus pour ne pas gâcher la surprise - qui intervient dans le dernier tiers
du métrage ne semble pas parfaitement contrôlé par Baer. On suppose
alors que l'improvisation a joué un rôle certain dans ce grand bazar.
Mais peu
importe car, finalement, on passe un bon moment en compagnie de cette
galerie de personnages farfelus (Francis Van Litsenborgh s'avère être
génial dans le rôle du guide) et Akoibon se révèle être une comédie expérimentale qui mérite largement qu'on y jette un oeil.

