Focale Cinéma Weblog

Weblogue d'un cinéphage, critiques de films, news et chroniques diverses.

Brocéliande

broceliande2Une étudiante en archéologie est témoin d'un meurtre alors qu'elle rentrait tard le soir. Une fois la police sur place, toute trace a disparue. Même chez ses amis, on a du mal à la prendre au sérieux, surtout que l'agresseur est loin d'être banal...
Tentative de film de monstre à la française, Brocéliande empreinte à pratiquement tout ce que s'est fait dans le cinéma horrifique de ces trente dernières années. Les références à l'oeuvre d'Argento sont d'ailleurs assez caractéristiques de la passion du réalisateur, Doug Headline, pour le genre. Mais, il faut aussi voir plus loin et explorer du côté du survival (à la Détour Mortel) pour mieux imaginer la chose. Car, la force et la principale faiblesse de ce métrage c'est de vouloir trop en faire. Marier le film de monstre, le giallo, le psycho-killer et le survival était un pari franchement risqué, surtout avec un budget qu'on imagine bien maigre. Le résultat est alors franchement en dessous des espérances, malgré toute la bonne volonté déployée. Les décors font toc, les acteurs sont parfois limites et l'esthétique plutôt moche. Si on rajoute par dessus cela un peu de kung-fu, on frôle l'indigestion ! Pourtant, l'histoire tient presque la route et Brocéliande se permet même quelques incursions dans le gore (une magnifique décapitation numérique). De plus, la mise en scène de Doug Headline, bien que limitée par le budget, est satisfaisante et les touches comiques sont - pour une fois - vraiment bien vues. On imagine alors sans peine que le résultat final aurait été tout autre avec le budget du Pacte des Loups...
A force de vouloir trop en faire, Doug Headline rate son film. Mais, malgré quelques erreurs, Brocéliande constitue finalement un divertissement sympathique d'un genre trop rare dans les contrés française. Laissez-lui une chance.

Posté par Bob Lemorse à le mardi 29 novembre 13:34 - Critiques / Articles - Commentaires [1] - Permalien [#]

A History of Violence

historyofviolence2Après avoir abattu un couple de malfrats qui voulaient voler la caisse de son café, Tom Stall (un Viggo Mortensen nickel) devient une célébrité locale. Bien vite, sa famille et lui se retrouvent harcelé par un homme mystérieux, Fogarty (Ed Harris), venu régler des comptes avec la personne qu'il a aperçu à la télévision.
Après s'être éloigné de ses thèmes de prédilection, David Cronenberg revient aux sources de son cinéma. A History of Violence peut alors être vu comme une simple réflexion sur la violence, ses causes et ses conséquences. Mais, pourtant loin de juste effleurer son sujet, le cinéaste n'oublie pourtant pas de mettre en scène son film comme une série B bien torchée qui conviendrait au simple amateur d'hémoglobine. Ainsi, si les scènes d'actions pures sont plutôt rares, celles-ci tirent leur force d'une interprétation et d'un découpage sans faille. Toutefois, réduire cette sombre histoire de violence à ses quelques moments sanglant serait  une simple hérésie. Cronenberg nous invite rapidement à la réflexion dès la première scène, dans laquelle on découvre la violence comme quotidien (voir même travail) de deux hommes ordinaires. Plus loin, les pistes explorées sur ce thème se révèlent audacieuses (la violence comme vecteur de désirs, la violence héréditaire, etc.) et nous permettent de plonger plus loin au coeur du problème, sans pour autant le résoudre.
C'est peut être là que le réalisateur nous montre toute son humilité. Dans son incapacité à expliquer ou changer (l'autre thème du film étant le changement), Cronenberg nous offre avec A History of Violence son meilleur film depuis près d'une décénie.

Posté par Bob Lemorse à le jeudi 24 novembre 22:18 - Critiques / Articles - Commentaires [2] - Permalien [#]

Une petite mise à jour ?

Mouais...  peut être. Enfin, je ne sais pas encore.
Disons que j'ai un ou deux textes sous le coude, mais que je manque de temps et de motivation.
I'll Be Back !

Posté par Bob Lemorse à le mardi 22 novembre 23:10 - Humeur - Commentaires [0] - Permalien [#]

De la lecture pour l'automne

sf27En ce moment c'est un peu la galère pour mettre à jour le blog comme je voudrais. Néanmoins, voici une petite sélection de nouvelles intéressantes (dont certaines ne sont plus très fraiches).

Tout d'abord, Sin'Art n'arrête pas puisque une nouvelle publication est disponible. Cela s'appelle Cinétrange DVD et c'est une espèce d'adaptation vidéo du fanzine Cinétrange. Au menu du DVD vidéo, de l'horreur, du gore, de l'érotisme et des tas d'autres merveilles du même type. Ce fanzine vidéo (sur support DVD) est disponible au prix modique de 5 euros depuis le 17 octobre sur le site de l'association Sin'Art ainsi qu'à la librairie Hors Circuit. (63 rue Oberkampf, 75011 Paris) Continuons avec Sin'Art puisque le 27 ème numéro de leur excellent fanzine Sueurs Froides est enfin disponible. Pour mémoire, Sueurs Froides traite de l'actualité du cinéma de genre avec, en particulier, des rubriques dédiées aux sorties DVD, aux films d'arts martiaux, à l'horreur et au cinéma asiatique. Le tout est téléchargeable gratuitement sur leur site !

Pour finir, le site Cinemasia nous informe que son contenu s'est une nouvelle fois enrichi. Plus de 350 critiques de films asiatiques sont maintenant disponibles, ce qui en fait un bon complément aux piliers du genre. (comme Cinemasie)

Posté par Bob Lemorse à le vendredi 04 novembre 12:46 - Ezine / Fanzine - Commentaires [0] - Permalien [#]

Desperado

desperadoUn mariachi cherche un dénommé Bucho pour assouvir sa vengeance. En effet, quelques temps auparavant, des hommes de mains de Bucho ont ruiné sa vie. Heureusement, il est aidé par un ami et son inséparable étui - de guitare - rempli d'armes en tout genre !
Première réalisation de Robert Rodriguez à avoir touché un grand public, Desperado est une suite de son premier long métrage, El Mariachi. Visiblement inspiré par la vague de films d'action ultra violents qui a touché Hong Kong à la fin des années 80 (on ne peut s'empêcher de penser à The Killer de John Woo), Rodriguez signe une histoire prétexte à une incroyable succession de moments de bravoure ! Ainsi, il est pratiquement impossible de s'ennuyer une seule seconde pendant la vision de Desperado. Avec un superbe casting (Antonio Banderas, Steve Buscemi, Quentin Tarantino et la sulfureuse Salma Hayek), une mise en scène inspirée (la chorégraphie sur le bar) et de purs moments de folie (l'équipement des amis du mariachi), Desperado s'impose comme le film décontracté et fun par excellence. Alors, bien sûr, tout ceci est pratiquement dénué d'intrigue (voir de sens) ; mais qui s'en soucie finalement ?
Bref, si vous aimez l'action, la guitare (Los Lobos a signé la bande originale), Salma Hayek et la poussière qui repose sur le comptoir d'un bar mexicain, ce film pourrait bien être ce qui va vous arriver de mieux. Quant aux autres, ne pas essayer un jour de jeter un oeil à Desperado relèverait de l'inconscience pure ! Indispensable.

Ps : une suite moins réussie a vu le jour et est sortie en France sous le titre Desperado 2 : Il Etait une Fois au Mexique.

Posté par Bob Lemorse à le 12:21 - Critiques / Articles - Commentaires [0] - Permalien [#]



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