Les films de l'année ?
La question des meilleurs films sortis en 2005 reviendra souvent sur
les blogs de tous genre. Donc c'est mon tour, et plutôt que de faire un
vrai classement je préfère inscrire ici les films qui m'ont marqué pour
une raison ou une autre cette année.
Mysterious Skin : c'est beau, c'est dur, c'est intelligent.
Godzilla Final Wars : pour les fans de G.
Le Crime Farpait : comédie drôlissime.
Million Dollar Baby : Clint au top.
Locataires : c'est beau, c'est bien et c'est fin.
La Vie Aquatique : pas mal fun.
Le Chateau Ambulant : indispensable.
Mar Adentro : c'est beau.
A History of Violence : Cronenberg est de retour.
Broken Flowers : Bill est Don, difficile de résister.
King Kong : Jackson signe enfin un vrai remake du classique de 1933. Réjouissant.
Garden State : sympa.
The Machinist : d'enfer.
Mon Nom est Personne
Jack Beauregard est un justicier adulé de tous mais il ne songe qu'à sa retraite, se retirer de l'ouest et visiter l'Europe. Pourtant sur sa route il va rencontrer Personne, un pistolero de talent qui va tout mettre en oeuvre pour faire rentrer son idole dans les livres d'Histoire. Son plan est simple : Jack Beauregard affrontera la Horde Sauvage, un détachement de 150 bandits.
Non content d'être l'un des derniers grands westerns italiens, Mon Nom est Personne est aussi connu pour ses problèmes de paternité. Ainsi, bien que réalisé en 1972 par Tonino Valerii (excellent réalisateur du Dernier Jour de la Colère), beaucoup attribue en grande partie la mise en scène à Sergio Leone (alors producteur du film). Pourtant, à la vision du métrage tout indique que Sergio Leone n'a que peu participé au tournage et rien - ou presque - ne fait vraiment penser au style du maître. Ceci explicité, on peut passer au film en lui-même.
Il est bien difficile de dire du mal de Mon Nom est Personne. Doté d'une histoire drôle et touchante, le film se rélève agréable en tous points. On reprochera sans doute les scènes comiques parfois un peu lourdes mais il est indéniable que l'ensemble tient parfaitement debout. Les acteurs sont exceptionnels (Terence Hill blagueur, Henry Fonda magistral) et la musique d'Ennio Moricone fait une fois de plus des merveilles. Reste quand même à la fin de la projection le sentiment d'avoir vu un film inachevé, ou plutôt quelque chose d'à cheval entre deux chaises. On ne peut alors s'empêcher de penser que si le sujet avait été traité avec plus de sérieux, le résulat aurait été encore meilleur.
Ainsi, malgré ses quelques défauts, Mon Nom est Personne est un beau western qui témoigne de son époque (le déclin du western spaghetti) et annonce au monde que le western italien rentrera bien dans l'Histoire. Indispensable.
Dagon
Paul et sa copine Barbara partent en vacances près des côtes espagnoles sur le bateau d'un ami. Malheureusement pour eux, une tempête étrange met à mal l'embarcation, qui finit par s'échouer sur des récifs. Les passagers doivent alors rapidement regagner la terre ferme afin de secourir une passagère blessée lors de l'accident. Une fois dans le village, nos deux tourtereaux découvrent petit à petit le quotidien des autoctones : ceux-ci vouent un culte à Dagon, ce qui en retour exige certains sacrifices...
Dagon marque le retour de Stuart Gordon à la barre d'un projet inspiré par l'oeuvre de Lovecraft. On se souviendra alors de Re-animator et Castle Freak, eux aussi inspirés par l'écrivain et réalisé par Gordon. Mais cette fois, on entre beaucoup plus au coeur du sujet puisqu'il est question de monstres tentaculaires et de profondeurs abyssales. Bref, on est en plein dedans. Et c'est tant mieux, car le film a de quoi s'attirer les foules. Bien réalisé, correctement interprété et doté d'une histoire qui sort des sentiers battus, Dagon mérite vraiment qu'on s'attarde un peu pour apprécier le travail fourni par l'équipe. Certes, nous sommes face à une série B et ici, il n'est pas question de fioriture, seul l'utile compte. Pourtant, on ne s'ennuie pas une seconde et, la découverte du village inquiétant, l'histoire racontée par le vieil homme ou le final sont autant d'excellents moments. Ainsi, les temps morts sont peu nombreux et font toujours avancer l'histoire. On pourrait seulement regretter l'abscence de réelle scènes d'action ou confrontations entre les naufragés et les vacanciers, étant donné le temps que Paul passe à courir partout dans le village (dans des scènes par ailleurs fortement inspirée par La Nuit des Morts Vivants).
Produit entre autre par Brian Yuzna (Beyond Re-animator, Society), agrémenté d'une jolie musique et bien mis en boîte par Suart Gordon, Dagon est sans aucun doute un film à voir pour tous les amateurs de films fantastiques.
Spectateurs et exploitants : tous coupables !
Habitué aux salles provinciales (comprendre : à plus de 200 km de la capitale française), je me suis enfin décidé à aller faire un tour du côté de La Défense pour la sortie de King Kong. Outre, la surprenante qualité du film (loin de l'original mais suffisamment bon pour se laisser regarder avec le sourire), c'est surtout l'ambiance qui règnait dans la salle qui m'a interloqué.
En effet, le public présent au moment de la projection est, de loin, le plus mauvais que j'ai jamais rencontré. Je ne pensais pas qu'il était possible de mépriser à ce point les spectateurs et le cinéma : entre les incessants déplacements dans la salle et les réflexions à voix haute incroyablement stupides de certains (du genre "Regarde ! Un singe !") la projection peut devenir un vrai supplice.
Alors, évidement, je suis à blâmer dans cette histoire.
J'ai d'abord choisi de voir un film grand public bourré d'effets spéciaux et affublé d'une promotion imparable. Mais, surtout, je ne me suis pas levé ni retourné pour demander poliment aux fauteurs de troubles s'ils pouvaient la boucler un peu (pour ma défense, ils étaient plusieurs). Je ne suis d'ailleurs pas le seul puisque personne n'a bougé : le public capitule devant ce genre de situation et je pense que si un minimum de cohésion existait ce phénomène n'aurait pas lieu.
Mais ce sont les spectateurs qui font vivre les cinéma et ils ne sont pas entièrement responsables de ma consternation.
Comment passer un moment agréable devant un film quand l'exploitant (comprendre : le cinéma UGC au centre commercial des Quatre Temps) fait, lui aussi, tout son possible pour saboter la soirée. Outre les toilettes dégueulasses (il semble qu'il faille payer de nos jours pour profiter d'un minimum de propreté en région parisienne), la palme revient à l'écran qui dispose en son centre d'une grande tâche de soda couleur merde. Bref, dès que les scènes sont claires (extérieur jour quoi) il est difficile de ne pas remarquer le problème. J'estime, peut être à tord, qu'une place de ciné payée 8,2 euros pour voir un film précédé de près de 15 minutes de publicités mérite que la salle soit à peu près décente. Et encore, je passe sur les sièges cradingues. Mais l'écran blanc (et pas marron) fait partie, pour moi du cahier des charges basique d'une salle de cinoche. Vous pouvez tester, c'est la salle 2.
Je sens que je vais m'acheter un bon projecteur et un bon canapé si vous voyez ce que je veux dire...
Kingpin
Roy est doué pour le bowling, on peut même dire que ce sport représente toute sa vie. Après s'être imposé comme un champion à travers des tournois amateurs, il se lance sur le circuit professionnel. Malheureusement, après une mauvaise rencontre et une arnaque qui se finie mal, il perd sa main droite. Dix-sept ans plus tard, alors qu'il est fauché, il tombe sur un Amish doué pour le bowling et décide de devenir son manager.
Réalisé par les frangins Farrelly (Marie à tout Prix, Dumb and Dumber) Kingpin et sa sordide histoire de bowling tape sur plusieurs fronts. Car, au hasard des rencontres, l'humour peut prendre de nombreuses formes. On retrouve alors des scènes d'impostures (Roy se faisant passer pour un Amish), des scènes délirantes de bowling et, bien sûr, la marque de fabrique des deux frères : l'humour graveleux tournant autour du sexe.
D'ailleurs, l'amour des réalisateurs pour les personnages de ratés trouve ici, en la personne de Woody Harrelson, un acteur à la mesure du personnage principal - celui-ci se promenant constamment avec une main en caoutchouc ou un crochet de pirate ! Les seconds rôles sont tout aussi excellent avec, en tête, Bill Muray et ses coiffures hallucinantes. Mais une fois la surprise de la découverte passée, la narration s'embourbe quelque peu et les gags ne font pas toujours mouche. Heureusement, le final du film (le fameux tournoi tant attendu) est suffisamment bon pour rattraper sans heurt ces quelques faiblesses comiques.
Mais surtout, les rares scènes touchantes tournant autour de Roy, à qui la chance n'a pas toujours sourit, permettent au métrage de s'élever largement au dessus de la moyenne des dernières gaudrioles des frères Farrelly.
En ce sens, Kingpin devient une savoureuse comédie quasi imparable qui ravira les amateurs du genre.
News Bis Art Cinéma 5 et Cinemasia
Des news ! Et du fanzine gratos en plus !
Donc, le nouveau numéro de Bis Art Cinéma 5 (rédigé par Fred Pizzoferrato) est sorti et toujours disponible pour rien du tout. Au programme du A, du B et du Z, que du bon même. On retrouve alors un article sur Antonio Margheriti, du Da Vinci Code (?!), un compte rendu sur les premiers Dracula sortis sur DVD et un gros paquet de textes avec (en vrac), Le Retour de Ringo, Flesh Eaters, Antropophageous 2000, The Grudge, The Manchinist, Team America, The Card Player, etc. Le fanzine est disponible en téléchargement gratuit sur le site de SFMag.net
Autant dire que ce sera le divertissement idéal en attendant le Père Noël !
Puisqu'on est dans les infos lachées à la va vite, je vous rappelle que le site Cinemasia est mis à jour régulièrement et que ce site mérite qu'on s'y attarde (environ 400 critiques de films)
Ps pour Fred : j'aime beaucoup Legend Of Zu moi !
Les films les plus érotiques ?
Pierrot a lancé le jeu et, même si je ne suis pas très joueur, celui-ci à le mérite d'être intéressant. Donc, moi aussi, j'y vais de ma petite liste de films érotiques.
Basic Instinct : Sharon je t'aime.
Lucia y el Sexo : indispensable.
L'Amant : Jane je serai un jour ton Tarzan.
In the Mood for Love : pour la musique.
Créatures Célestes : Kate je t'aime.
Mulholand Drive : David je t'aime.
King Of Comedy : Cecilia c'est quand tu veux !
Hellraiser : une très belle histoire d'amour.
Ouvre les Yeux : Pénelope pourquoi tu m'appelles pas ?
Ces films sont classés comme ça, il n'y pas d'ordre et peu de commentaire.
Mais l'érotisme n'est pas sensé être subjectif ?

