Focale Cinéma Weblog

Weblogue d'un cinéphage, critiques de films, news et chroniques diverses.

Enfer Mécanique

enfer_mecanique_petitDe nombreux accidents de la route surviennent dans une bourgade paisible du sud des Etats-Unis. Ces drames impliquent tous une mystérieuse voiture noire, ce qui éveille bientôt les soupçons de la police locale. Pourtant, il faudra attendre qu'un représentant des forces de l'ordre décède sous les roues du bolide pour que la chasse au chauffard commence réellement.
Sur un schéma similaire aux films de monstre des années 70 (Les Dents de la Mer étant l'archétype du genre), cette petite production qu'est Enfer Mécanique (1977) nous réserve pourtant quelques moments inattendus. D'une part, le film bascule littéralement dans le fantastique pendant son dernier tiers et, d'autre part, les personnages habituellement caricaturaux font ici place à des personnages très humains, presque normaux. On retrouve cependant la famille unie (ou presque) devant le drame, chose qu'on aurait pu éviter même si quelques surprises nous attendent au tournant. La mise en scène de Elliot Silverstein (ayant plus tard oeuvré pour la série horrifique Les Contes de la Crypte) se donne beaucoup de mal pour donner vie à cette voiture mystérieuse - The Car étant le titre original - mais n'y parvient jamais réellement. Ainsi, les plans accélérés censés montrer la vitesse du véhicule semble en fait plutôt ridicules. De plus, le suspens n'est jamais vraiment au rendez-vous, pas plus que l'hémoglobine qui se fait bien rare. Heureusement, l'excellente atmosphère qui plane sur le final et certains plans magnifiques retiennent aisément l'attention du fantasticophile avisé.
En somme, Enfer Mécanique s'avère tout à fait plaisant et, sans toutefois révolutionner le genre, propose une alternative convaincante aux piliers du genre (Duel, Christine). Laissez-vous tenter.

Posté par Bob Lemorse à le mardi 31 janvier 14:17 - Critiques / Articles - Commentaires [0] - Permalien [#]

Godzilla, Mothra and King Ghidorah: Giant Monsters All-Out Attack

godzilla_allmonster_petit2Presque 50 ans après sa première apparition, le monstre géant Godzilla ressurgit des profondeurs de l'océan pour semer la terreur. Mais cette fois, les humains ne seront pas seuls, puisque 3 autres monstres légendaires viendront leur prêter main forte.
Conçu comme une suite directe du premier opus réalisé par Inoshiro Honda, cet épisode ne manque pas de qualité et se révèle plaisant en tout point. Doté d'une excellente mise en scène par Shusuke Kaneko qui nous propose beaucoup de moments spectaculaires (et beaucoup de destructions massives par la même) et de nombreux clins d'oeil comiques (la pique envoyée au film de Emmerich est à hurler de rire), cet épisode datant de 2001 s'impose comme l'un des plus convainquant de la série depuis les années 80. C'est peu dire. La raison est très simple : le ton est beaucoup plus adulte et décomplexé qu'à l'accoutumée. Ainsi, on peut même noter un certain sadisme envers les personnages, comme l'atteste la scène impliquant les touriste ou celle concernant le fille dans sa chambre d'hôpital. De plus, les effets spéciaux sont pour une fois réussis et le scope est utilisé à merveille. Par contre, le scénario se révèle trop classique et, bien qu'il semble anti-militariste, il réservera une mauvaise surprise aux spectateurs à la fin du film. (à moins que je n'ai pas compris...) De plus, l'histoire impliquant la jeune reporter n'est pas franchement utile – bien qu'elle permettent de mieux comprendre ce qui se passe. Heureusement, elle nous resserve quand même de bons moments, ce qui est la moindre des choses dans la mesure où cette intrigue occupe un bon tiers du film.
Godzilla, Mothra and King Ghidorah: Giant Monsters All-Out Attack est donc une très bonne surprise, un film indispensable au fan du monstre japonais, surtout que Mothra, King Ghidorah sont aussi de la partie !

Posté par Bob Lemorse à le vendredi 27 janvier 13:48 - Critiques / Articles - Commentaires [0] - Permalien [#]

Ghoulies

ghoulies_petitUn jeune étudiant hérite d'une vieille maison qui appartenait à son père. Bien qu'il ne l'ai jamais connu, il décide d'explorer les moindres recoins de la demeure afin de découvrir des indices sur son géniteur. Il découvre alors que la magie noire était au coeur de la vie de son paternel...
Sympathique série B produite par Charles Band au milieu des années 80, Ghoulies est avant tout centré sur la magie noire. Ainsi, même si le film est surtout connus pour ces drôles de créatures maléfiques en latex, elles n'ont qu'un rôle secondaire dans ce premier épisode.
Donc, les rites maléfiques et les incantations diaboliques occupent une place certaine dans l'histoire. D'ailleurs, les effets de la magie se ressentent aussi sur le personnage principal qui se retrouve alors comme possédé par son propre pouvoir. Un grand pouvoir, certes, mais un pouvoir qui le mènera devant de grands danger, car mal maîtrisé ! Le scénario n'est alors qu'un vague prétexte pour amener des situations périlleuses (du genre : tremper l'avant bras dans une fontaine pleine d'eau visqueuse et de créatures au dents aiguisées ; visiter la maison ; etc.) Pourtant, on ne s'ennuie pas et le tout se laisse très bien regarder. Par contre, les amoureux des bonshommes en mousse seront effectivement déçu par la faible présence à l'écran des Ghoulies (hideuses créatures vaguement cousines des Gremlins). Mais qu'ils se rassurent car 3 suites ont fait leur apparition depuis.
Mis en scène avec le strict minimum par Luca Bercovici et interprété convenablement par Peter Liapis un (Whishmaster, Ghoulies IV) et Lisa Pelikan (qui est née à Paris), ce petit produit pour ados ne manque pourtant pas de mordant. Ni bon, ni mauvais, Ghoulies s'adresse avant tout à l'amateur de la série B fauché.

Posté par Bob Lemorse à le mardi 24 janvier 23:39 - Critiques / Articles - Commentaires [0] - Permalien [#]

Télécharger les archives 2005 !

Et oui, une année de plus qui se termine.
Pour fêter ça, j'ai décidé de mettre à disposition des visiteurs les archives des chroniques de films parues en 2005 sur ce blog. Bon, alors c'est pas la mise en page qui va vous tuer les yeux mais peut être les différentes fautes d'orthographe ou de grammaire (désolé).
Comme vous avez été plus de 100 (oui, vous avez bien lu !) à télécharger les archives de 2004 je me suis dit que l'absence d'une opération de ce type pourrait être insupportable pour certains (vous pouvez m'envoyer de l'argent aussi).
Donc voilà :

couv2005

Donc, le fichier PDF (zippé) de 22 pages est à télécharger gratuitement (si si j'insiste) à la même adresse que l'année précédente.
A bientôt, en espérant que l'année 2006 soit aussi riche en textes que 2004 et 2005 !

Posté par Bob Lemorse à le lundi 16 janvier 14:03 - Téléchargement - Commentaires [2] - Permalien [#]

News webzines !

sf28L'association Sin'Art nous fait part de la sortie de deux nouveaux numéros de leurs zines maison.
En premier lieu, nous avons le numéro de janvier de Sueurs Froides #28 avec au programme Final Fantasy 7, la série Baby Cart, du Hammer, du Jess Franco. Bref, un nouveau régal à télécharger gratuitement sur leur site Internet.

Ensuite, nous accueillons le second numéro de Entertainment Wickedly. Ce zine propose la particularité d'être en anglais, ce qui est étrange étant donné le fait que Sin'art soit une association française. Néanmoins, le contenu est très intéressant et - si vous êtes anglophone - je vous conseille d'aller y jeter un oeil en raison du grand nombre de productions étranges (amateurs?) chroniquées dans cette édition. Comme d'habitude, Entertainment Wickedly #2 est téléchargeable gratuitement sur leur site Internet.

Et pour finir en beauté, le dernier numéro de Ciné Horreur (n° 6) est paru début janvier. Toujours téléchargeable gratuitement, on nous propose cette fois un dossier sur le gore et de nombreuses critiques de films horrifiques.

Posté par Bob Lemorse à le dimanche 15 janvier 17:41 - Ezine / Fanzine - Commentaires [0] - Permalien [#]

La Marque du Tueur

marquetueurNuméro 3 est un tueur à gage particulièrement habile, le chiffre de son nom venant de son classement dans la hiérarchie de la profession. Pourtant, il manque son dernier contrat et par la même occasion s'attire les foudres de l'organisation qui l'emploie. Le tueur Numéro 1 s'en prend alors à lui...
Seijun Suzuki signe avec ce film (1967) une démarcation radicale du schéma classique du polar, car La Marque du Tueur possède un univers décalé et onirique qui lui est propre. A mi-chemin entre la parodie et le policier pur et dur, il est alors bien difficile de classer cette oeuvre étonnante. Tout d'abord l'esthétisme raffiné est palpable et certaines images parviennent à hanter le spectateur longtemps après la projection. Ainsi, les multiples papillons qui virevoltent, l'étonnante douche qui se promène dans l'appartement ou la plastique sublime des actrices sont autant de moments fort qui rendent merveilleux La Marque du Tueur. Et l'histoire dans tout ça ? Et bien, disons qu'elle ne brille pas par son originalité. On pourrait même dire qu'elle est vraiment bâclée. Il faut alors sans doute voir dans ce problème la raison qui a poussé Suzuki à réaliser un tel film. D'ailleurs, sa principale force (le visuel) malmène la narration qui finit par devenir quelque peu confuse. Du coup, le malaise peut régner chez le spectateur non averti. Le film penche aussi légèrement vers l'érotisme, c'est dire !
Il est pourtant impossible de faire la fine bouche devant tellement de splendeur tant La Marque du Tueur s'impose comme une oeuvre majeure du cinéma. A ne pas rater.

Posté par Bob Lemorse à le mardi 10 janvier 22:23 - Critiques / Articles - Commentaires [0] - Permalien [#]

Bonne année !

mBon, voilà quoi l'année est finie, etc.
Maintenant, passons à l'information importante de ce début d'année. Si vous résidez aux Etats-Unis, vous avez le droit de télécharger le film M, le Maudit, de Fritz Lang, sur le site Archive.org. Le téléchargement est gratuit puisque le film fait parti du domaine public outre-atlantique. Par contre, si vous habitez dans un autre pays, vérifiez que vous avez le droit de télécharger ce film. De toute façon, il vous faudra (apparement, je ne l'ai pas téléchargé) comprendre l'allemand ou l'anglais pour profiter du chef d'oeuvre de Fritz Lang. D'ailleurs, si vous êtes français, je vous conseille de vous reporter sur une édition DVD de cette oeuvre.
Bonne année à tous.

Posté par Bob Lemorse à le dimanche 01 janvier 13:45 - News - Commentaires [1] - Permalien [#]



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