Erik le Viking
Erik est un viking en pleine confusion. Il en a marre de l'âge de Ragnarok dans lequel est plongé la Norvège et désire mettre fin à la violence et la désolation qui frappe son pays. Il emmène alors des hommes avec lui sur la mer pour réveiller les Dieux et leur demander de faire revenir le calme.
Réalisé par Terry Jones (des Monthy Python) et interprété avec bonheur par d'excellent comédiens (John Cleese, Tim Robins), Erik le Viking est un bon film d'aventure. Les péripéties que rencontrent les aventuriers sont autant de raisons pour s'émerveiller et passer un agréable moment.
Pourtant, si l'histoire semble avoir été construite pour les enfants, la violence de certaines situations (l'introduction, les morts, le sang) ne permet pas à des enfants en bas âge de profiter pleinement du spectacle. Les thèmes abordés par Erik sont assez universels, pris dans une épopée pacifiste, les personnages n'hésiteront pourtant pas à prendre les armes, contre-disant ainsi le but de leur quête (le dénouement dramatique de leur passage sur l'île de Brazil). De même, à travers le personnage du prêtre, Erik propose une réflexion sur la croyance et la tolérance des religions.
Evidement, le film réjouira aussi les fans de la troupe des Monthy Python, puisque on peut reconnaître chez Erik les caractéristiques de leurs films à travers les thèmes abordés : l'humour absurde, la violence, le moyen âge ou encore l'omniprésence de Dieu(x). Erik le Viking fait mouche sur presque tous les plans. Divertissant, drôle et original, il manque pourtant ce petit brin de folie qui lui aurait permis d'atteindre les sommets du genre.
Agréable, Erik est donc un divertissement sympa pour toute la famille.
La Mort au Large
Une petite ville côtière se prépare pour la grande course annuelle de planche à voile. Malheureusement, un grand requin est apparu, menace le spectacle et, malgré le danger, les autorités refusent d'annuler l'épreuve sportive.
Produit pour surfer sur le succès de la série des Dents de la Mer, La Mort au Large ne fait rien pour se démarquer de son génial modèle. En reprenant les principaux éléments du film de Spielberg, les scénaristes s'assurent que le spectateur sera en terrain connu, apte à gober n'importe quoi. Car, si le plagia pousse le vice jusqu'à reprendre certaines scènes entièrement (la visite sous-marine d'une épave) ou carrément des personnages (le vieux loup de mer), il faut reconnaître que cette petite production italienne en rajoute dans la surenchère. Mais, grâce aux attaques répétées du squale, à la prise de l'hélicoptère et aux trop rares membres arrachés, La Mort au Large trouve quand même son public auprès des fans du ciné bis italien. Pourtant, il est difficile de comprendre ce qui nous amuse tant dans ce film. Outre le générique du début limite ridicule (un type très doué faisant de la planche) et un casting foireux mais énorme (mais Vic Morrow est de la fête ! ), c'est surtout l'avalanche de séquences foireuses qui laisse le spectateur bouche bée. Sans trop tuer le suspens, on peut d'ailleurs avouer que tous le plans impliquant le maudit requin sont minables. C'est vrai qu'il fallait des couilles pour oser mélanger des stocks-shots de documentaires animaliers avec une tête de requin grandeur nature et des maquettes minuscules ! Pourtant, c'est peut être aussi là que se situe l'intérêt de ce film, car l'ennui cède rapidement sa place au rire ou à l'émerveillement face à toute cette naïveté.
La Mort au Large est réalisé par Enzo G. Castellari. Cet honnête artisan de la série B transalpine s'est fait une bonne réputation avec des réussites comme Les Guerriers du Bronx 2 ou le magnifique Kéoma, western mémorable et incontestable réussite du genre. Mais Enzo c'est aussi les Nouveaux Barbares (et ses lasers pourris) et, on y vient, La Mort au Large. Avec son style à la Peckinpah (ou Matrix - pour les cancres) et ses ralentis dantesques, Castellari était fait pour l'action et, forcément, dans cette sombre histoire de poisson, il manque un peu d'action... Je parle évidement de la vraie action avec des hommes viriles et des gros flingues. Donc, niveau mise en scène, à part quelques jolis jeunes gens sur la plage, c'est plutôt mou.
Tout ça pour dire que si ce petit plagia de Jaws est loin d'être réussi, il constitue néanmoins un joli tremplin pour tout ceux qui auraient envie de découvrir ces films italiens fait avec des bouts de ficelles mais toujours divertissants. A voir, si vous en avez le courage !
Le Syndrome de Stendhal
En menant une enquête sur un dangereux violeur récidiviste, une policière se retrouve prise au piège et subit les sévices de l'homme recherché. Elle découvre alors qu'elle est sujette à d'étranges hallucinations et émotions lorsqu'elle admire des peintures : le syndrome de Stendhal.
Film italien de Dario Argento, Le Syndrome de Stendhal est un film policier qui sort des sentiers battu grâce à la place occupée par l'art dans le récit. Cependant, ce détail est l'unique grande originalité du métrage. Ainsi, le film n'est pas épargné par quelques défauts. En effet, Asia Argento interprète une femme flic qui manque de maturité et qui s'avère finalement peu convaincante. La belle Asia démontrera pourtant son talent, plus tard, sous la direction de Abel Ferrara (New Rose Hotel) ou George Romero (Land of the Dead). La mise en scène de Dario Argento n'est pas toujours efficace et l'ennui pointe parfois le bout de son nez mais les hallucinations subies par le personnage principal restent d'une manière générale assez bien amenées et les quelques scènes choc sont plutôt maitrisées (le viol, la confrontation, la balle qui traverse la joue). Le principal problème vient finalement du récit. Celui-ci est construit assez étrangement (il y a deux fins, si l'on peut dire) ce qui permettra sans doute aux plus attentifs de griller le twist final quelques minutes avant la révélation.
Finalement, ce "petit" Argento se suit assez bien, même si on trouve beaucoup mieux dans la filmo du maître de l'horreur (Suspiria, Les Frissons de l'Angoisse). La réflexion sur la place qu'occupe l'art dans nos vie passe en définitive pratiquement à la trappe au profit d'un simple film policier. A réserver aux fans.
Sueurs Froides 31 : A fond !
Le nouveau Sueurs Froides est sorti ! C'est la fête car avec un nombre de page conséquent (130 pages bon sang !), le contenu est à la hauteur des espérances. Il est trop long de faire l'inventaire mais sachez qu'il y en a pour tous les goûts et de tous les payes. De Kitano à Castellari en passant par Jean Rollin ce numéro se révèle indispensable, ni plus ni moins.
Comme à chaque fois ce numéro est téléchargeable gratuitement sur le site du fanzine Sueurs Froides.
Quoi ? Vous êtes toujours là ! Ca va pas bien non...
Bis Art 7 : plus en forme que jamais !
Cela fait maintenant un mois que le septième numéro de Bis Art Cinéma est sorti.
Au programme, comme d'habitude, pas mal de chose dont un excellent dossier sur les dérivés de Bruce Lee. Le phénomène connu sous le nom de "bruceploitation" est donc disséqué à travers des critiques de films de kung-fu dans lequel un acteur tente de se faire passer pour le grand Bruce. Le représentant le plus connu du genre étant, bien sûr, Le Jeu de la Mort.
Mais ce n'est pas tout, on retrouve aussi une critique western, un paquet de reviews de films asiatiques et autres merveilles. Bref, ce nouveau numéro à la mise en page revue et corrigée et dopé aux hormones avec ses 90 pages (mais comment font-ils ?) est indispensable.
Comme d'habitude c'est gratuit et ça se télécharge sur le site du même nom.
Express Review : X-Men 3
Après le départ de Bryan Singer, c'est au tour de Brett Ratner de prendre en main la franchise X-men. S'éloignant de plus en plus du côté psychologique de l'histoire (sauf Malicia qui continue à mal vivre avec ses pouvoirs), le film se recentre sur l'action en intégrant une fois de plus des nouveaux personnages - tous sous-utilisés. En terme de spectacle, on est d'ailleurs servi même si des problèmes de raccord surviennent parfois (la nuit tombe en milieu d'après midi sur le pont). Il y a de la bagarre, des explosions, des personnages pincipaux des précédents films qui meurent ou reviennent. Bref, ça vole pas haut, X-men 3 est moins réussi que les précédents, mais on s'amuse bien !

