Focale Cinéma Weblog

Weblogue d'un cinéphage, critiques de films, news et chroniques diverses.

Quatre Garçons dans le Vent

hdn_petitQuatre musiciens, Paul, John, Georges et Ringo, ont une journée bien remplie. Ils doivent se rendre dans un studio d'enregistrement pour y tourner une émission télé. Mais, entre les interviews, les répétitions et les différents déplacements, ils trouvront quand même le temps de s'amuser !
Réalisé par Richard Lester en pleine beatlemania anglo-saxonne, Quatre Garçons dans le Vent peut être considéré comme un témoignage de l'hystérie populaire qu'a généré les Beatles pendant les 60s. Et, bien que le film ait été scénarisé et parfaitement dialogué, on ne peut s'empêcher de retrouver la personnalité de chacun des membres du groupe à travers des dialogues amusants et des situations savoureuses.
Ainsi, certaines séquences rappellent fortement des évènements survenus, comme ces fans hystériques courant après les musiciens ou les cris incessants des groupies pendant les concerts ; ce qui - dans la réalité - poussa les Beatles à arrêter les tournées pour se consacrer uniquement aux enregistrements studios.
Mais, la grande force du film vient de la mise en scène décalée de Lester. Alors que les images auraient pu être plates, on se retrouve avec des bobines sans cesse en mouvement, enchaînant idée sur idée. Le résultat fait donc penser à un audacieux mélange entre le style "nouvelle vague" (pour l'aspect documentaire) et le style Monty Python (pour L'humour). Paradoxalement, Lester avouera plus tard qu'il n'avait aucune idée de ce qu'il faisait et qu'il essayait juste de finir le film à temps !
Il est bien difficile de parler de A Hard Day's Night (le titre original) sans mentionner l'excellente bande originale des Beatles qui justifie à elle seule ce long métrage, même si on est encore loin des chef d'oeuvre qui suivront. A ce propos, on notera aussi la superbe mise en scène des chansons qui est encore imitée dans de nombreux clips d'aujourd'hui !
Donc, on l'a vu, les Beatles sont géniaux, la mise en scène excellente et la musique impeccable. Quatre Garçons dans le Vent est donc un indispensable pour tous les amateurs des fab 4 et de musique en général.

Posté par Bob Lemorse à le mercredi 30 août 11:42 - Critiques / Articles - Commentaires [0] - Permalien [#]

Films gratuits !

Et oui, des films complets et gratuits sont disponibles en téléchargement sur le net sur le site Archive.org.
Evidement, ces oeuvres doivent être tombées dans le domaine publique (vérifier donc que vous êtes en légalité avec le film que vous comptez télécharger !) mais sachez qu'il y a des bonnes choses disponibles commes les très bons Nosferatu, D.O.A. et La Nuit des Morts-Vivants ou l'alléchant Sex Madness (qui promet d'être un film érotique cheap des années 30).

Excusez-moi chers lecteurs assidus, c'est vrai que je préfère me répéter afin d'être certain d'être bien entendu...

Posté par Bob Lemorse à le mardi 29 août 23:26 - Films gratuits - Commentaires [8] - Permalien [#]

Un Ticket pour l'Espace

ticketespacePour que l'opinion publique ne se mette pas en colère contre la recherche spatiale, le gouvernement organise un jeu qui permettra à deux personnes de passer un séjour à bord d'une station orbitale.
Seconde réalisation pour Eric Lartigau après Mais qui a Tué Pamela Rose ?, Un Ticket pour l'Espace réutilise le duo comique qui a fait le succès de son premier film, Kad et Olivier. Dans cette comédie de sience-fiction d'un genre inédit en France, on découvre nos héros aux prises avec des situations plus ou moins amusantes. Au programme, une bonne dose de parodie de gros succès hollywoodien (Alien, 2001 ou L'Etoffe des Héros) et des blagues qui n'ont aucun sens ("Avez-vous déjà visité l'Ancienne Zélande ?"). Le casting est généreux et on retrouve avec plaisir, en plus des deux pitres, Guillaume Canet, Marina Foïs, PEF et André Dussolier.
Reste que le film est finalement assez convenu et peu de surprises attendent le spectateur. On passe un bon moment et, même si certaines blagues tombent à plat, le contrat est rempli.

Posté par Bob Lemorse à le lundi 28 août 00:38 - Express Reviews ! - Commentaires [0] - Permalien [#]

Eraserhead

eraserhead_petitHenry travaille comme imprimeur. Désormais en vacances, il apprend lors d'un repas chez les parents de son amie qu'il est père d'un enfant prématuré. Bien vite, il se retrouve seul avec la garde du gamin...
Le résumé que vous venez de lire ne reflète pas réellement la trame de Eraserhead. Comprenez par là qu'il est bien difficile de conter l'histoire d'un film qui ressemble avant tout à une succession de scènes expérimentales liées entre elles par un vague fil directeur. Ce premier film de David Lynch est donc à prendre pour ce qu'il est, c'est à dire une espèce d'aquarium d'images et de sons dont le sens profond échappera sans doute au commun des mortels. Jouant des cartes aussi dissemblables que la comédie musicale, le gore, la SF et l'absurde, Lynch accouche d'une oeuvre inédite à rapprocher des premiers Bunuel (Un Chien Andalou) ou d'un El Topo de Jodorowsky, bien que ce dernier soit plus homogène. Pourtant, si les scènes sont décousues, le monde dans lequel se déroule l'action est incroyablement cohérent. Mélange de poussières, de canalisations et d'enchevêtrements métalliques et organiques rétro, l'univers peuplé de "freaks" de Eraserhead est complètement inédit.
Si le film nous montre un personnage (Jack Nance est parfait dans le rôle d'Henry) qui fuit ses responsabilités, il semble que Lynch n'utilise cet aspect de l'histoire dans le seul but de créer des visions étranges qui viendront tourmenter le pauvre homme. Le cinéaste n'abandonne pourtant pas son histoire, puisqu'il la conclue de façon assez horrible.
Plus de 35 ans après la sortie de ce film, il est maintenant aisé de voir l'influence de Eraserhead sur certains cinéastes. En effet, des films comme Pi et Tetsuo semblent directement inspirés par ce premier essai de David Lynch, faisant de Darren Aronofsky et Shin'ya Tsukamoto ses principaux disciples.
Franchement décousu mais toujours fascinant dans ses moindres détails, Eraserhead est un film au style unique à voir ou à revoir d'urgence. Il constitue, de plus, le film à la thématique la plus aboutie de son auteur.

Posté par Bob Lemorse à le dimanche 20 août 23:34 - Critiques / Articles - Commentaires [0] - Permalien [#]

Citizen Wells

citizenwellsOrson Wells, sacré génie de Brodway et de la radio, vient de signer un contrat avec le studio RKO pour réaliser son premier film. Alors que sont contrat va expirer, Wells n'a toujours pas trouvé de projet. Il jette son dévolu sur la vie d'un célèbre magnat de la presse qu'il compte adapter à l'écran.
Citizen Wells (RKO 281 en VO) nous raconte la genèse du film Citizen Kane considéré comme l'un des meilleurs films américain jamais réalisé. Interprété par Liev Schreiber, Orson Wells s'avère assez convainquant mais l'histoire est un peu molle. Les embûches semées sur le parcourt du jeune metteur en scène ne semblent pas insurmontables et on s'attache finalement peu à cette histoire qui méritait pourtant un meilleur traitement.
Ce film (TV ?) réalisé par Benjamin Ross se suit agréablement grâce à un casting magnifique (John Malkovitch, Melanie Griffith, Roy Scheider) et constitue une bonne approche à l'histoire qui se cache derrière le premier film d'Orson Wells. Pourtant, Citizen Wells ne marquera pas les esprits, même pour les fans de Citizen Kane.

Posté par Bob Lemorse à le jeudi 03 août 10:54 - Express Reviews ! - Commentaires [0] - Permalien [#]

Trash Times

Le site du fanzine Trash Times vient de ré-ouvrir. Cette bonne nouvelle ne vient pas seul puisque c'est sous la forme d'un blog au joli thème intitulé Trash Dance. Bref, on est à fond dans l'esprit.
Au programme, des news ciné trash (bien sûr), des textes sur des oeuvres cinématographique et du nawak !
Youpie, allez vite visiter le nouveau Trash Times : Trash Dance.

Posté par Bob Lemorse à le mercredi 02 août 10:57 - Ezine / Fanzine - Commentaires [0] - Permalien [#]

The Devil's Rejects

devilsrejectsLa dangereuse famille Firefly est barricadée dans sa maison subissant l'assaut des forces de l'ordre. Lorsque les flics arrivent à investir la maison, trois des membres de la familles s'enfuient, bien décidés à ne pas se faire prendre. Après avoir fouillé la baraque, la shérif Whydell s'aperçoit que les Firefly sont responsables de dizaines de meurtres avec tortures en tout genre. Bien décidé à chopper les trois rescapés, tous les moyens seront bons pour aider Whydell dans sa quête.
Seconde réalisation de Rob Zombie avec La Maison des 1000 Morts, The Devil's Rejects est un véritable road-movie sur-vitaminé sans aucune limite. Inutile de le dire, en suivant un groupe de serial-killers en vadrouille, le spectateur est plongé dans le quotidien malsain de ses sauvages. Les scènes de violence se suivent alors et le malaise s'installe rapidement. Heureusement, Rob Zombie met beaucoup d'humour (noir) dans son film ce qui permet à la tension de retomber dans temps à autre. Mais la drôle de sensation qu'on ressent à la vision de ce film vient de la re-découverte d'un cinéma viscérale et sans limite qu'on pensait perdu depuis les 70s. Car, si le film n'est pas aussi sanglant qu'on pourrait le penser (il faut quand même avoir le coeur bien accroché), c'est surtout la liberté de ton qui frappe dans The Devil's Rejects. C'est simple, après 20 minutes de film on sait que tout et n'importe quoi peut arriver ! D'ailleurs, pour nous permettre de suivre une bande de fous furieux se surnommant eux-même les « rebuts du Diable », on nous balance un flic psychotique complément pourri à leur trousse. Autant dire, que la confrontation est la mesure de l'attente !
Doter d'un excellent casting (Bill Mosley, Sheri Moon, Ken Foree, Michael Berrman – que du beau monde) et d'une mise en scène magistrale (la scène finale est époustouflante) cette bande du père Zombie se présente comme un véritable souffle de renouveau du ciné d'horreur américain en plus d'un hommage vibrant aux films des 70s (Massacre à la Tronçonneuse ?).
Bref, ce film est une bombe présentant Rob Zombie comme le messie que tous les fans d'horreur. A voir absolument !

Posté par Bob Lemorse à le 00:16 - Critiques / Articles - Commentaires [1] - Permalien [#]



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