Cloverfield
Rob part travailler au Japon. Pour fêter l'événement, ses amis organise une soirée d'adieux. Toute la petite troupe s'amuse beaucoup lorsqu'une gigantesque explosion ébranle Manhatan. Après s'être retrouvé dans la rue, Rob et ses amis assistent impuissants à l'effondrement d'un immeuble. Ils filmeront ensuite toute leur fuite à l'aide de leur caméscope.
Le concept de Cloverfied est celui de raconter une situation invraisemblable du point de vue d'un individu lambda filmant la scène au caméscope. L'idée n'est pas nouvelle puisque ce principe a été utilisé dans de nombreux autres films que ce soit intégralement (Le Projet Blair Witch) ou pour certaines scènes (Cannibal Holocaust, Benny's Vidéo). Ce nouveau film du genre utilise ce procédé pendant toute sa durée avec une réelle efficacité. Mais si les fondements du récit reposent sur l'idée d'événements relatés par une personne ayant vécue l'action, Cloverfield ne se raccroche pas à une possible réalité, ou tout du moins pas véritablement (on a jamais essayé de faire passé le film pour quelque chose s'étant réellement produit, contrairement au Projet Blair Witch).

Il faut noter qu'un film de ce type ne serait rien sans des acteurs inconnus mais excellents. Une fois de plus on ne déroge pas à la règle puisque le film repose essentiellement sur les acteurs souvent impeccables. La mise en scène est limitée au minimum, mais marque le récit d'un rythme bienvenu (la scène de fusillade avec l'armée qui amène les héros dans le métro) qui rend le tout plus digeste. De plus, un minimum de montage – assez surprenant - est assuré par la présence d'une vidéo déjà présente sur la carte mémoire. Cette vidéo, présentant Rob et une amie à lui, s'efface au fur et à mesure que les événements de Cloverfield sont capturés par la camera. Ce procédé instaure un malaise supplémentaire chez le spectateur qui voit l'ancienne vie de Rob être effacé petit à petit par cette histoire de SF tournée façon hyper-réaliste.
Globalement le spectateur peut s'estimer heureux avec Cloverfied car il aura trouvé ce qu'il sera venu chercher. On espère maintenant que cette nouvelle franchise donnera des suites aussi réussies que ce premier épisode.
Les Dents de la Mer
Sur la page d'Amity, les restes d'une jeune femme sont retrouvés. Pour le chef de la police, il ne fait aucun doute qu'un requin est responsable du massacre. Pourtant, le maire refuse de fermer les plages pour ne pas pénaliser la saison estivale. C'est alors que les incidents s'enchaînent et qu'une grande chasse est organisée...

Les Dents de la Mer est le film qui a révolutionné le film de monstre pour lui rendre ses lettres de noblesses perdues depuis la grande époque Universal (Frankenstein, La Momie, etc.). Pour cela, Spielberg est engagé et les scénaristes (dont John Milius) se succèdent pour pondre le script fou narrant les aventures d'un requin géant mangeur d'hommes. Car si Les Dents de la Mer est réussi c'est avant tout grâce à son scénario (capable de tenir le spectateur pendant presque une heure sans montrer le squale) et à sa mise en scène. Les acteurs ne sont pas en reste et campent parfaitement leur personnage (avec une petite pensée pour Roy Scheider qui nous a quitté il y a peu).
Il ne faut cependant pas négligé la star du film ! En effet, le requin répond parfaitement aux besoins du film en apparaissant aux bons moments et de façon souvent inattendue.
Finalement, c'est plus la mise en scène – qui mixe avantageusement le film de monstre et le film d'aventure – qui a fait des Dents de la Mer le chef d'œuvre que l'on connaît (avec, entre autre, les scènes aquatiques inspirées par L'Etrange Créature du Lac Noir).
Une dernière chose : il est inadmissible de ne pas avoir vu Les Dents de la Mer ! Vous savez ce qu'il vous reste à faire...
- Dans le même genre : La Mort au Large
30 Jours de Nuit
Tout au nord des Etats Unis, en Alaska, il existe une ville plongée dans la nuit complète pendant 30 jours. Attirée par cette particularité, une horde de monstres sanguinaires plonge cette ville dans la terreur un mois durant en chassant tous les habitants.
Doté d'un concept enthousiasmant, 30 Jours de Nuit est un petit film d'horreur gore qui ne fait pas dans la dentelle. En effet, le gros gore qui tâche est au rendez-vous pour le plus grand plaisir des amateurs. A travers quelques scènes bien saignantes le film affirme sa lointaine parenté avec Une Nuit en Enfer ou La Nuit des Morts Vivants. Mais, même si les références sont présentes, le film ne copie jamais vraiment ses aînés.
Ce principe marque le film d'une certaine originalité mais empêche aussi l'histoire de vraiment décoller par une limitation forcée des situations. Ainsi, les concepts intéressants sont écourtés au profit de nouveautés parfois un peu vite expédiées (la perfusion !) sans être réellement développés.

L'interprétation est acceptable et seule la mise en scène peine parfois à mettre en valeur les scènes d'actions du récit (l'image est saccadée ! Une astuce devenue une habitude très déplaisante pour le spectateur). De même, la tension est quasi absente et les scène d'émotions ne sont pas ce qui s'est fait de mieux dans le genre.
N'empêche que globalement - et malgré un rythme plutôt lent - 30 Jours de Nuit est assez réussi dans son genre.
Certes, le film aurait mérité 15 minutes de moins pour le transformer en vrai actioner gore efficace. Mais, finalement, on ne peut s'empêcher d'avoir de l'affection pour 30 Jours de Nuit, un efficace film d'horreur idéal pour les longues soirées d'hiver.
Joox continue sans être inquiété !
L'aventure Joox.net continue sans ralentissement notable de sont activité, preuve que les détenteurs des droits d'oeuvres cinématographique préfèrent s'attaquer aux particuliers qu'aux distributeurs de contenus piratés.
Bref, au programme toujours des films complets à télécharger avec parfois des raretés et des chef d'oeuvres : The Fun House, Apocalypse Now, Destroy All Planet, etc.
C'est toujours en anglais et c'est toujours illégal ! Mais visiblement tout le monde s'en fout...
L'Etrange Créature du Lac Noir
L'Etrange Créature du Lac Noir est un classique du studio Universal période années 50. On retrouve une expédition de scientifiques à la recherche d'une mystérieuses créature mi-homme mi-poisson vivant dans une région reculée.

Réalisé par Jack Arnold (qui fera toujours un excellent travail dans le domaine du fantastique/SF), ce film préfigure les débordements aquatiques qui seront à la mode à la fin des années 70 et au début des années 80 : Les Dents de la Mer et Piranhas en tête de liste.
Bien sûr, ici point de meurtres sanglants mais plutôt des attaques violentes et rapides de la créature qui décime l'équipage du bateau petit à petit. Certes, le frisson est limité mais l'ambiance du métrage et ses belles images sauvent la mise (les scènes sous-marine sont toujours d'une grande beauté). Il faut en fait aller plutôt chercher la ressemblance avec le film King Kong. Dans ces deux histoires la pauvre créature est attaquée dans son habitat naturel et finit par être attirée par le personnage principal féminin. De plus, l'interprétation est à la hauteur et propose un casting d'acteurs charismatiques.
On notera aussi que le film fut origniellement projeté avec des scènes en trois dimensions, une particularité qui sera réutilisée pour Les Dents de la Mer 3 et dont il est bien difficile de profiter aujourd'hui.
L'Etrange Créature du Lac Noir est donc un film intéressant qu'il serait dommage de négliger en raison de son âge. A voir ne serait-ce que pour les scènes sous-marine.



