Little Miss Sunshine
Une famille part en Californie pour participer à un concours de petite miss.
Emballé de façon originale et agréablement mis en scène, Little Miss Sunshine réserve au spectateur des moments très drôles mèlés à des passages plus dramatiques. La force du film vient évidement de son casting parfait mais aussi de cette faculté de parler simplement de la vie, avec ses bonheurs ou ses tristesses. Évidement, la plupart des péripéties relatées lors du voyage familial appartiennent au registre comique visant à stigmatiser les faiblesses de cette famille pas comme les autres, tapant ainsi sur le rêve américain et la réussite qui y est associée.
Super bien torché, Little Miss Sunshine fait déjà partie des indispensables de l'année 2006.
Day Of The Dead 2
Et oui, ils l'ont fait ! Mais rassurez-vous, Day of the Dead 2 : Contagium n'a pas grand chose à voir avec son aîné et n'est pas une suite directe du film de Romero. Au contraire, puisque ce long métrage (directement pour le marché vidéo) réalisé par James Glenn Dudelson et Ana Clavell en 2005 se propose plutôt d'explorer les origines de la contamination.
On y découvre donc des expériences militaires qui tournent mal ainsi que la transformation d'un groupe de gens - internés dans une espèce d'hôpital psychiatrique - en zombies avides de chair fraiche. La métomorphose est assez originale et s'apparente à une maladie. Bref, finalement on ne retrouve rien de nouveau et on s'ennuie même un peu.
Heureusement, quelques effets visuels malsains à base de barbaque viendront égayer tout ça. Les fans de Day of the Dead (le vrai, le seul et l'unique) sont priés de passer leur chemin.
Un Ticket pour l'Espace
Pour que l'opinion publique ne se mette pas en colère contre la recherche spatiale, le gouvernement organise un jeu qui permettra à deux personnes de passer un séjour à bord d'une station orbitale.
Seconde réalisation pour Eric Lartigau après Mais qui a Tué Pamela Rose ?, Un Ticket pour l'Espace réutilise le duo comique qui a fait le succès de son premier film, Kad et Olivier. Dans cette comédie de sience-fiction d'un genre inédit en France, on découvre nos héros aux prises avec des situations plus ou moins amusantes. Au programme, une bonne dose de parodie de gros succès hollywoodien (Alien, 2001 ou L'Etoffe des Héros) et des blagues qui n'ont aucun sens ("Avez-vous déjà visité l'Ancienne Zélande ?"). Le casting est généreux et on retrouve avec plaisir, en plus des deux pitres, Guillaume Canet, Marina Foïs, PEF et André Dussolier.
Reste que le film est finalement assez convenu et peu de surprises attendent le spectateur. On passe un bon moment et, même si certaines blagues tombent à plat, le contrat est rempli.
Citizen Wells
Orson Wells, sacré génie de Brodway et de la radio, vient de signer un contrat avec le studio RKO pour réaliser son premier film. Alors que sont contrat va expirer, Wells n'a toujours pas trouvé de projet. Il jette son dévolu sur la vie d'un célèbre magnat de la presse qu'il compte adapter à l'écran.
Citizen Wells (RKO 281 en VO) nous raconte la genèse du film Citizen Kane considéré comme l'un des meilleurs films américain jamais réalisé. Interprété par Liev Schreiber, Orson Wells s'avère assez convainquant mais l'histoire est un peu molle. Les embûches semées sur le parcourt du jeune metteur en scène ne semblent pas insurmontables et on s'attache finalement peu à cette histoire qui méritait pourtant un meilleur traitement.
Ce film (TV ?) réalisé par Benjamin Ross se suit agréablement grâce à un casting magnifique (John Malkovitch, Melanie Griffith, Roy Scheider) et constitue une bonne approche à l'histoire qui se cache derrière le premier film d'Orson Wells. Pourtant, Citizen Wells ne marquera pas les esprits, même pour les fans de Citizen Kane.
Express Review : X-Men 3
Après le départ de Bryan Singer, c'est au tour de Brett Ratner de prendre en main la franchise X-men. S'éloignant de plus en plus du côté psychologique de l'histoire (sauf Malicia qui continue à mal vivre avec ses pouvoirs), le film se recentre sur l'action en intégrant une fois de plus des nouveaux personnages - tous sous-utilisés. En terme de spectacle, on est d'ailleurs servi même si des problèmes de raccord surviennent parfois (la nuit tombe en milieu d'après midi sur le pont). Il y a de la bagarre, des explosions, des personnages pincipaux des précédents films qui meurent ou reviennent. Bref, ça vole pas haut, X-men 3 est moins réussi que les précédents, mais on s'amuse bien !
Express Review : The Shining
Jack Nicholson joue un écrivain qui est chargé d'entretenir un grand hôtel pendant l'hiver. On retrouve la mise en scène simple et fluide de Kubrick pour ce film de terreur qui fait réellement froid dans le dos. L'interprétation est impressionnante et seule l'histoire terriblement simpliste nous fait rester sur notre faim. En sachant faire simple et rester efficace, The Shining demeure encore aujourd'hui une référence du film d'horreur.
Express Review : Da Vinci Code
Film évènement du printemps, Da Vinci Code est l'adaptation par Ron Howard du bestseller de Dan Brown. Celle-ci étant plutôt réussie, on se retrouve alors avec 2h30 de péripéties pratiquement ininterrompues, le récit enchaînant les énigmes et le retournements de situation avec une vitesse peu commune. C'est sans doute là que le bas blesse, car le spectateur risque de se retrouver largué après quelques dizaines de minutes. De plus, les personnages étant très loquaces, les explications à rallonge donneront matière aux détracteurs du film. Cela étant Da Vinci Code reste un divertissement simple qui remplit bien sa fonction de blockbuster.
Express Review : Steamboy
Avant tout fait pour les enfants, Steamboy est aussi un excellent film d'aventure pour tous. Premier long métrage de Katsuhiro Otomo depuis Akira, il dispose d'une mise en scène et d'une technique remarquables et, mélangeant avec succès 3D et animation traditionnelle, les séquences d'action sont souvent phénoménales. L'histoire n'est qu'un prétexte pour la déferlante steampunk (univers dans lequel les machines fonctionnent à vapeur – grosso modo) qui frappe la seconde moitié du métrage. Une légère réflexion sur l'usage de la science est tout de même présente pour faire penser le spectateur à l'utilité de certaines inventions, thème déjà présent dans Akira.
Steamboy est une pièce maîtresse de l'animation et, même s'il souffre de quelques longueurs, se révèle être l'oeuvre ciné steampunk de référence.
Express Review : Marie Antoinette
Inauguration officielle de la rubrique « Express Reviews! » avec un petit avis sur le dernier Sofia Coppola : Marie Antoinette.
Vous le verrez, cette rubrique n'est pas là pour donner un avis abouti et définitif sur une oeuvre mais plutôt pour consigner ici les impressions que m'ont laissé certains films, et accessoirement donner un peu de souffle au blog. Les textes seront courts et mal écrits, mais vous en avez déjà l'habitude.
En selle !
Marie Antoinette est une vision étrange de Sofia Coppola. On y découvre la vie de la première "people" de France, épouse de Louis XVI. Les fêtes, les chaussures, les animaux, la bouffe, on saura tout sur sa vie, ou plutôt rien car l'histoire est largement infidèle (les anachronismes fleurissent comme les fleurs au château !). Ceci n'empêche nullement le film d'être plaisant avec de très belles images, des acteurs au point et une BO magnifique. Pourtant, à la fin de la projection, il reste un goût d'inachevé, comme si finalement tout cela n'avait servi à rien. Reste une bonne impression générale et une oeuvre au style inédit et personnel, ce qui est déjà beaucoup !
Fête du cinéma, le bilan
Voici un petit avis sur les films que j'ai vu pendant la fête du cinéma.
Je fais court donc ça ne veut pas dire grand chose mais vous aurez ainsi mon "impression" sur chaque film que j'ai vu.
- Madagascar : sympa mais pas franchement transcendant. Quelques rires et c'est tout. Pas mal.
- L'Interprète : bon scénario malgré quelques clichés du genre (l'histoire d'amour entre la fille et le flic). Le film installe bien son intrigue. Pas mal.
- Sa Mère ou moi : Jennifer Lopez plus nulle que jamais. Scénario plus con que jamais. Jane Fonda en roue libre. Le plus mauvais film de l'année.
- My Summer of Love : film intéressant et bien interprèté. Dommage que Créatures Célestes soit déjà passé par là !
- Dear Wendy : rondement mené sur la quasi totalité du métrage, le film se gauffre sur la fin. Passable.
- L'Amour aux Trousses : intrigue policière franchement nulle mais beau duo comique (Dujardin + Elbé). On rit parfois. Regardable.
- Creep : film de monstre proche de la nullité complète mais disposant d'un final qui sort des sentiers battus. On a vu plus mauvais mais c'est largement insuffisant pour sauver le film.
- Crazy Kung-Fu : Stephen Chow revient en forme. Légère déception mais le film est sans doute le meilleur divertissement sortit cette année.
- Au suivant ! : Alexandra Lamy joue -très- mal. L'histoire est inintéressante mais Clovis Cornillac sauve le film. Juste mauvais.
- Douches Froides : pour une fois, un film français qui réussit sur l'adolescence. Imparfait mais franchement intriguant, c'est un bon film quoi.
- Assaut sur le central 13 : largement moins bon que l'original mais très bourrin et premier degré. Pas mal donc.

